ATTENTION


Ce blog contient des articles de couples à tendances homosexuelles...
Public averti pour tous mineurs ou âmes sensibles!

Toutes copies de mes articles, aussi minimes soient-elles, ne seront tolérées.

Présentation

  • : Pleasures Sanctuary
  • Pleasures Sanctuary
  • : Amateur Divers Histoires érotiques Divers
  • : Ce blog à été créé en vue d'y mettre certaines choses que je fais. Principalement vous y trouverez mes fics qui sont pour le moment principalement Yaoi, mais qui sait, avec le temps je tenterais peu-être d'élargir un peu mes registre. Pour ceux qui viendrait à passer, je souhaite une bonne lecture et vous remercie d'avances pour les commentaires qui m'aiderons certainement à m'améliorer.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 19/04/2009

Profil

  • Shayreen57
  • Pleasures Sanctuary
  • Femme
  • gays récits érotiques homosexuel dessin yaoi
  • Je suis d'un naturel très timide, du coup donc très mystérieuse ayant peut-être une personnalité cachée encore non découverte. Mes passions sont chanter, dessiner, lire et écrire des fics yaoi.

Derniers Commentaires

Archives

Calendrier

Février 2026
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28  
<< < > >>

Rechercher

erog

Lundi 20 avril 1 20 /04 /Avr 15:19

PACTE ETERNEL

 


CHAPITRE 2

 

LE RETOUR  D’UN ANGE.

 

 


 

            La route sur laquelle nos deux tourtereaux circulaient, était un tantinet glissante, et Vincenzo devait conduire avec une extrême prudence. Il tourna légèrement la tête vers le siège passager pour voir si son amour allait bien. Il arbora un sourire en voyant que Rohlian, envelopper dans une chaude couverture, s’était assoupit, un petit sourire dessiné sur son visage. Vincenzo reposa ses yeux sur la route en pensant.

 

VINCENZO : [(Pensif)  Tu es si beau quand tu dors, plus beau encore qu’un ange. Peut-être est-ce pour cela qu’ils t’ont fait mourir, ils étaient jaloux de ta beauté, Dieu lui-même doit te l’envier. Mais qu’est-ce que je raconte comme inepties moi ! Enfin bref le plus important à présent, c’est que tu me sois revenu, et cette fois-ci je ne te laisserais plus partir sans moi. Je te suivrais n’importe où. Je t’aime tellement mon amour, oui tellement et je remercie Lucifer de t’avoir ramené. Si on m’entendait, on me ferait enfermer c’est sûr. Mais je me pose comme même une question. Pourquoi Lucifer nous a choisi ? Quelles sont ses raisons ? Tout çà cache quelque chose, mais quoi ? S’ennuierait-il tant que çà qu’il cherche de la compagnie ? Je veux bien, mais pourquoi nous ? Qu’a-t-on de plus que les autres ? Je me pose bien trop de questions ! Je comprendrais mieux le jour où il fera appel à nous. En attendant nous voilà arrivée. Tient ! La lumière brûle encore ? (Puis il regarda sa montre) Oh la vache ! Il est déjà une heure du matin. Je suis vraiment resté si longtemps ? Tu m’étonnes alors qu’ils soient restés éveillés. Ils doivent s’inquiéter, je ferais mieux de me dépêcher !]

 

Puis il gara la voiture juste devant la maison, qui ressemblait plutôt à un palais. Il sortit de la voiture, prenant garde de ne pas réveiller Rohlian en claquant la portière. Il alla de l’autre côté du véhicule, ouvrit la porte, empourpra correctement son bien aimé dans la couverture et le prit délicatement dans ses bras puis le sortit doucement du véhicule. Il referma la porte d’un coup de fesse puis appuya sur le bouton de sa clé pour verrouiller les portes et enclencher l’alarme. Le signal sonore qui se produisit, faillit réveiller le bel argenté, puis alarma la famille de Vincenzo de son arrivée.

 

SŒUR DE VINCENZO : Ca doit être lui ! Je vais aller jeter un petit coup d’œil par la fenêtre. (Elle se leva, se dirigea vers la fenêtre, écarta un peu le rideau et regarda dehors) C’est lui ! On dirait qu’il tient quelque chose, mais je n’arrive pas à voir ce que c’est.

 

FRERE DE VINCENZO : Enlèves-toi de la fenêtre Francesca et reviens t’asseoir ! On sait qu’il est là maintenant alors arrêtes de jouer les curieuses ! De toute façon tu sauras bien assez tôt ce qu’il tient, alors regagnes ta place !

 

FRANCESCA : D’accord, d’accord ! Je viens, c’est bon, pas la peine de s’emporter !

 

            Vincenzo avançait lentement en direction de la porte en regardant de temps à autre son bel amour endormit, ce qui le faisait sourire tendrement. Arrivée devant la porte, il s’arrêta. Il se regarda un instant et remarqua que ses vêtements étaient impeccables.

 

VINCENZO : Il semble qu’il y ait un problème ! Pour quelqu’un qui aurait déterré un soit disant mort, je suis sacrément propre. Comment arranger cela ! Hmm ! Et pourquoi je ne demanderais pas à Lucifer ! Je vais faire çà ! Luc… (Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, que ses vêtements se retrouvèrent couvert de terre. Quand il se vit, il le remercia.) Quand vous disiez que vous ne nous quitterez pas des yeux, je comprends que ce n’était pas des paroles en l’air. En tout cas je vous remercie. (Lucifer se mit à sourire en l’entendant) A présent les clefs ! (Se parlant à lui-même) D’accord ! Mon pauvre Vince tu es un idiot ! Tu veux faire  comment pour ouvrir la porte ! Il n’y a qu’une solution, je vais devoir sonner !

 

            Ce qu’il fit. Son frère se leva et vint lui ouvrir, puis posa son regard sur ce que portait Vincenzo, mais n’arrivait pas à distinguer ce que c’était .Puis il le regarda à nouveau,  élevant légèrement la voix.

 

 FRERE DE VINCENZO : T’étais où depuis tout ce temps ? On c’est fais un sang d’encre nous ici ! Alors ?

 

VINCENZO : (Légèrement estomaqué) Oh c’est bon Raoul, calme toi ! Je suis là maintenant non ? ! Et pour tout te dire, je reviens du cimetière et j’ai dû rouler lentement, car la chaussée est glissante.

 

RAOUL : Tu ne veux pas me faire croire que tu es resté au cimetière de seize heures jusqu’à maintenant ? Tu te fous de qui ?

 

VINCENZO : C’est pourtant la vérité ! Oh et puis zut, si tu veux pas me croire, tant pis pour toi ! A présent laisses-nous passer, nous sommes épuisés et j’aimerais bien aller dans ma chambre me reposer un peu !

 

            Raoul le laissa passer et le regarda monter les marches, lorsqu’il prit enfin conscience de ce que venait de lui dire son frère, sans pour autant se rendre compte que Francesca s’approche de lui. Il se mit à marmonner à voix haute.

 

RAOUL : J’ai bien entendu, il a bien dit nous ? ! Mais qu’entendait-il par nous au juste ? (Dit-il en se frottant le menton)

 

FRANCESCA : (Surgissant à l’improviste) Tu parles tout seul maintenant Raoul ?

 

RAOUL : (Sursautant et faisant un pas en arrière) Francesca !  ! Ca te prend souvent de surgir sans prévenir ? J’ai faillit avoir un infarctus ! (Dit-il en posant sa main sur sa poitrine)

 

FRANCESCA : (Portant sa main jusqu’à sa bouche et ricanant légèrement) Excuses-moi petit frère, je n’avais pas l’intention de te tuer ! Je suis navrée de t’avoir fait peur ! Au fait, de quoi parlais-tu lorsque je t’ai interrompu ? Tu pensais tout haut ou quoi ?

 

RAOUL : On peut le dire oui ! Vincenzo a fait une remarque étrange avant de se rendre dans sa chambre, et ce qu’il a dit m’intrigue !

 

FRANCESCA : Ah ? ! Et qu’a-t-il dit de si intriguant ? Est-ce que çà aurait un rapport avec ce qu’il tenait en arrivant ?

 

RAOUL : En fait je ne sais pas si çà a un quelconque rapport avec çà, je ne sais même pas ce qu’il portait ! Enfin bref, je ne comprends toujours pas ce qu’il entendait par « nous »  en allant dans sa chambre !

 

FRANCESCA : C’est simple pourtant ! « Nous », çà les représente, lui et Rohlian ! Tu sais à quel point il tenait à lui et qu’il a encore du mal à accepter qu’il soit parti !


RAOUL : Oui çà doit être cela ! Je vais aller voir s’il ne va pas trop mal, il a peut-être besoin de parler ! Toi retournes auprès des parents, je vais voir si je peux le faire descendre quelques minutes !

 

FRANCESCA : Raoul, il se fait tard et je tombe de sommeil, maman et papa aussi d’ailleurs ! De plus, Vincenzo doit déjà être couché maintenant, il a besoin de beaucoup de repos ! Laisse le tranquille pour le moment, tu lui parleras plus tard. Pour l’instant vas te coucher !

 

RAOUL : Tu as raison ! Je vais aller me coucher, je ferais juste un petit saut par sa chambre.

 

FRANCESCA : Si tu veux ! Moi je vais dire aux parents que nous allons nous coucher ! Et bien bonne nuit et à tout à l’heure pour le petit déjeuné !

 

RAOUL : Bonne nuit Fran, dort bien !

 

            Elle lui sourit et rejoignit ses parents dans le salon. Raoul quant à lui commence à monter les marches. Arrivée en haut, il constate que la lumière est encore allumée dans la chambre de son jeune frère. Il s’approche et voit que la porte est entrouverte. Il l’ouvre encore un peu pour voir si Vincenzo était déjà couché et avait seulement oublié d’éteindre. Raoul fit de grands yeux, lorsqu’il vit son frère entrain d’enfiler un pyjama à une personne dont Raoul n’arrivait pas à distinguer le visage. Lorsque son frère eu terminé, il frappa à la porte.

 

VINCENZO : (Se tournant vers la porte)  Oui qui est-ce ?

 

RAOUL : C’est moi Vince ! Je peux entrer ? (Demanda-t-il en passant sa tête par l’entrebâillement de la porte)

 

VINCENZO : (Souriant et s’asseyant sur le lit à côté de Rohlian, cachant quelque peu son visage) Mais bien sûr Raoul, tu peux entrer ! Que puis-je pour toi ?

 

RAOUL : (Fermant la porte derrière lui et se retournant vers son frère) Merci ! Et la question n’est pas ce que tu peux faire pour moi, mais plutôt ce que je peux faire pour toi ! Comment te sens-tu au fait ? Ca va ? Tu tiens le choc ? (Dit-il en s’approchant lentement du lit)

 

VINCENZO : (Souriant) Oui je vais bien, il ne peut pas en être autrement !


RAOUL : (Fronçant légèrement les sourcils d’incompréhension) Tu es sûr que çà va ? Pour quelqu’un qui vient d’enterrer son meilleur ami, tu me parais un peu trop serein et trop heureux ! Qu’est-ce qu’il se passe ? Et qu’est-ce que tu dissimules derrière toi ?

 

VINCENZO : Il ne se passe rien tout autant que je ne te cache rien ! Du moins pas tout à fait !

 

RAOUL : Qu’entends-tu par pas tout à fait ? Aller, dis-moi ce que c’est !

 

VINCENZO : Laisses tomber, je ne te dirais rien, c’est une surprise, vous le verrez au petit déjeuné. Pour le moment je voudrais que tu sortes, j’ai envie de prendre une bonne douche et d’aller me coucher ! Alors sois patient tu veux ! Allé ouste dehors ! (Dit-il en le conduisant dehors, puis refermant la porte derrière lui et se rendant dans la salle de bain)

 

RAOUL : (En rentrant dans la chambre doucement et avançant vers le lit sur la pointe des pieds). Et bien je vais profiter de cette occasion ! Prends tout ton temps sous la douche, pendant que moi je regarde ce que tu nous caches ! (Tendant une main et soulevant lentement le drap) Mais… Mais qu’est-ce que çà veux dire ? Il est devenu complètement fou ma parole ! Qu’est-ce qui lui a prit de le déterrer et de le ramener ici ? Ah non ! Là il va m’entendre !

 

            Puis il entra dans la salle de bain avec hâte, ouvrit la porte de la douche et le tira par le bras. Vincenzo était décontenancé, ne comprenant pas ce qui arrivait à son frère. Il libéra son bras de la main de ce dernier au moment même où ils passèrent la porte.

 

VINCENZO : Tu peux me dire ce qu’il te prend ?

 

RAOUL : (En hurlant) Tu me demandes à moi ce qui me prends ? C’est à moi de te poser la question ! Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Tu peux m’expliquer ce qu’il fait là ? (Demanda-t-il en pointant son doigt vers le lit)

 

VINCENZO : (Portant son regard en direction du lit) Tu n’as pas pu t’en empêcher, il a fallut que tu regardes ! Tu es satisfais ? Et je te prierais de ne pas crier, tu vas encore finir par le réveiller !

 

RAOUL : Mais t’as vraiment perdu l’esprit ! Ressaisis-toi Vincenzo ! Il ne se réveillera plus jamais, il est… Mort ? ! Mais qu’est-ce que ?

 

            Rohlian se mit à bouger, étant sur le point de se réveiller sous les cris que poussait Raoul. Il se tourna, s’allongeant sur le dos, mit ses mains par-dessus le drap et ses yeux clignaient lentement, pour enfin s’ouvrir.

 

ROHLIAN : (Se frottant les yeux) Viny ? C’est quoi tout ce raffut, je faisais un beau rêve ? ! (Puis il se tourna vers les deux frères, et à la vue de son amour, ses yeux se mirent à scintiller, puis  il sourit en rougissant très légèrement)

 

VINCENZO : (Souriant, ne prenant même pas conscience qu’il était toujours nu, la colère le faisant quelque peu oublier sa tenue) Ce n’est rien, c’est juste Raoul qui fait des siennes ! (Se tournant vers Raoul) Tu es content ? Tu as réussi à le réveiller, tu peux être fier de toi ! ! Ben qu’est-ce qui t’arrives, tu as perdu ta langue ou quoi ?

 

            Raoul était pétrifié, ses yeux tremblant ne croyant pas ce qu’il voyait. Rohlian était devant lui ? Il n’est pas mort ? Il secoua lentement la tête  reprenant ses esprits, puis se tourna vers son frère.

 

RAOUL : Co… Comment çà se fait qu’il… Qu’il soit vivant ?

 

VINCENZO : T’inquiètes pas, c’est pas un zombie je te rassure ! Et puis joues pas les abrutis, ce n’est pas le premier qui revient d’entre les morts ! Il est juste resté en sommeil plus longtemps que d’autre ! En tout cas ma surprise est ratée en ce qui te concerne ! J’espère que les autres ne t’on pas entendu ! Ecoutes, tu ferais mieux d’aller te coucher, et tu iras vite mieux ! Allé viens ! Je reviens tout de suite Rohlian !

 

ROHLIAN : (Un grand sourire sur les lèvres) Et moi j’attendrais patiemment que tu reviennes !

 

            Vincenzo lui sourit, passa un bras autour des épaules de son frère et le conduisit jusqu’à sa chambre. Lorsqu’il revint, il fut étonné de voir le pyjama qu’il avait enfilé à Rohlian, étalé sur le sol. Il le ramassa et le posa sur le lit en regardant son bel argenté, qui avait les yeux fermés. Il s’assit à côté de Rohlian, sourit et lui caressa lentement les cheveux. Le jeune homme sourit à son tour et ouvrit lentement les yeux, plongeant son doux regard dans celui de son amour. Il se regardèrent en silence pendant un instant, lorsque Rohlian décide de le briser.

 

ROHLIAN : Au lieu de me regarder, tu vas bientôt te décider à m’embrasser et venir me rejoindre sous les draps !

 

VINCENZO : Ce n’est pas ma faute si j’aime bien te regarder, tu es si beau ! Et vu que tu es si demandant après un baiser et bien je vais te le donner et après dodo !

 

ROHLIAN : (Un petit sourire sur les lèvres) Tu es sûr de vouloir dormir ? On pourrait peut-être … Hmm… (Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, que Vincenzo l’embrassa pour le faire taire. Il passa alors délicatement un bras autour de son cou, souleva le drap et recouvrit son amour qui se trouvait à présent allongé sur lui. Puis leur baiser se rompit) Et bien dis donc toi tu es pressé on dirait !

 

VINCENZO : En effet, je suis pressé de dormir ! Désolé mon cœur, mais ce ne sera pas encore pour ce soir, d’une part parce que je suis fatigué et d’une autre parce que je ne suis pas encore prêt pour çà ! Tu ne m’en veux pas dit ? ! Et puis toi aussi tu as besoin de repos ! (Puis il s’allongea sur le dos à côté de Rohlian, tournant la tête vers lui)

 

ROHLIAN : (Se tournant sur le côté, se collant plus contre son bien aimé et passant une jambe par-dessus celle de Vincenzo et lui caressant la joue et jouant de temps à autre avec ses cheveux en souriant et le dévorant du regard) Comment pourrais-je t’en vouloir et surtout pour çà ! Je t’aime Viny et je ne veux pas te brusquer ni te forcer si tu ne veux pas ! Et puis je pense avoir agit de façon un peu hâtive, car je crois que je ne suis pas tout à fait prêt non plus ! Et puis nous avons tout le temps pour çà, puisque nous avons pu attendre aussi longtemps pour nous avouer nos sentiments, on pourra attendre pour franchir le mur aussi, ce n’est vraiment pas un problème. Je t’aime Vince ! (Lui souriant)

 

VINCENZO : (Lui rendant son sourire) Moi aussi je t’aime mon Rohlian, et je t’aimerais toujours !

 

            Ils se regardèrent en souriant, les yeux pétillants, avant de s’embrasser langoureusement. Lorsque leur baiser se rompit, Rohlian se glissa plus sous les draps et posa sa tête sur le torse de son amour, dont se dernier passa son bras autour de ses épaules. Ils fermèrent les yeux et s’endormirent rapidement. Lucifer qui les surveillait, souriait malicieusement en les regardant, ses yeux scintillants de mille feux. De plus, savoir que tous deux étaient encore vierge, le satisfaisait que  d’avantage et ils devaient le rester jusqu’au jour où il fera appel à eux pour clore le contrat, ainsi la cérémonie n’en sera que plus grande et savoureuse. Le silence régnait à présent dans la maison tout le monde étant couché et dormant. Enfin presque tout le monde. Raoul était allongé dans son lit, les yeux au plafond et n’arrivait pas à dormir. Il était comme sous le choc. Une chose était sûr, il était heureux que Rohlian soit de nouveau parmi les vivants, il était surtout heureux pour son frère, car il savait ce que ce dernier ressentait pour le jeune homme, même s’il n’y a jamais fait allusion. Sur cette pensée il sourit, ferma les yeux et s’endormit paisiblement. Mais la sérénité de son sommeil ne dura pas et se trouva rapidement agité par le rêve étrange qu’il faisait. Dans ce rêve, il voyait un homme des plus séduisant au long cheveux noir et entièrement nu, s’approcher, dague à la main, de deux autres hommes dont il ne distinguait pas les visages et enchaînés jambes écartées sur une sorte d’autel, tous deux nus également, un simple pendentif autour du cou. Le jeune homme à la dague embrassa en premier l’homme qui semblait avoir des cheveux mi-long argentés sur les lèvres tout en caressant son torse légèrement musclé. Après avoir rompu le baiser, il empoigna le sexe du jeune homme et y entama de légère caresses de bas en haut tout en léchant le torse de se dernier torturant au passage les tétons qui se trouvait sur son chemin, les léchouillant et les mordillant. Puis il accélérait ses mouvements sur le membre du bel androgyne, le faisant durcir, se dresser et vibrer de désir, laissant échapper de la bouche de l’argenter des gémissements de plaisir. L’homme à la dague sourit de satisfaction en sentant l’érection de ce qu’on aurait pu qualifier pour lui de jouet. Il cessa son petit massage et entailla le pénis gonflé du bel être allongé qui poussa un cri de douleur et les larmes lui montant aux yeux pour s’écouler sur ses joues. La blessure le brûlait, et la douleur s’accentua au moment où le jeune homme aux cheveux noir entreprit de la lécher fortement pour l’ouvrir d’avantage. Le sang s’écoulait à flot de la plaie, venant s’étaler sur l’autel. L’homme aux cheveux corbeau engloutit le membre dur et gonflé à pleine bouche et commença à le sucer délicatement, avalant par gorger le sang qui s’écoulait dans sa bouche, procurant à sa chose une douleur et un plaisir immense. Plus il accélérait et plus le sang giclait dans son réseau buccale, excitant d’avantage le beau mâle allongé qui gémissait de plus belle. Ce dernier ne pu se contenir plus longtemps, et se libéra dans la bouche de son bourreau qui avala chaque gouttes versée sans en perdre une seule. Quand il eut fini, il libéra le membre qui vibrait encore de désir, passa une main sur la plaie qui se referma et disparu complètement. Il s’assit alors sur le torse du bel argenter, de tel manière à ce que son sexe puisse s’insinuer dans la bouche de son esclave. Mais avant cela, il prit le soin de se l’entailler à l’aide de la dague de rituel, et enfonça son membre dans la cavité buccale de sa poupée docile. Il effectua des mouvement d’allé et venu faisant couler son sang abondamment et forçant le jeune homme à avaler. Le sang du bel androgyne aux cheveux couleur nuit, avait un effet étrange sur le prisonnier qui suça alors le membre plus fortement pour en obtenir plus. L’homme ténébreux eut un sourire de satisfaction et gémissait de plaisir. Ceci dura un certain moment puis il se libéra dans la bouche de son esclave qui avala sans demander son reste sous le regard ravi de son Maître, qui se retira, referma la plaie et recommença le même jeu avec l’autre jeune homme aux cheveux doré. Ces scènes excitèrent énormément Raoul qui s’était dévêtu et qui se caressait en voyant cela. Et au moment où il jouit et hurla de plaisir, le beau ténébreux se tourna vers lui et lui sourit sadiquement et satisfait puis comme s’il semblait s’adresser à lui, il lui dit :

 

HOMME TENEBREUX : J’espère que çà t’a plu au moins car bientôt tu pourras peut-être le voir en vrai du moins si je le décide. Il semblerait que toi et ces deux hommes soyez très lié et c’est pour cela que je ne t’ai pas chassé de mon rêve tout de suite, dans lequel d’ailleurs je ne sais comment tu y es entré, mais ce n’est pas très important et vu que je constate que tu as apprécié le spectacle, je suis ravi et cela me suffit ! A présent il est l’heure que tu te réveilles, le soleil pointe déjà à l’horizon. A bientôt peut-être, Raoul.

 

            Le jeune homme lui fit un charmant sourire, claqua des doigts, faisant se réveiller Raoul en sursaut se redressant dans son lit en sueur, complètement nu et baignant dans sa semence qui maculait les draps. Il se frotta les yeux avant d’ouvrir la bouche pour parler à haute voix, les seuls objets de sa chambre pour l’entendre.

 

RAOUL : C’était un rêve vraiment très étrange et excitant ! Enfin bon quelle heure est-il ? (Tournant la tête vers son réveil) Quoi ? Déjà 9h00 ? Mon Dieu je suis à la méga bourre moi ! (Se levant rapidement et courrant jusqu’à la salle de bain et s’arrêtant soudain devant la porte) Mais pourquoi je me dépêche comme çà moi ? ! J’ai libre aujourd’hui ! Qu’est-ce que je suis bête, on m’a donné deux jours de repos après l’enterrement ! Je vais aller prendre une bonne douche, çà ira mieux et après petit déjeuner !

 

            Il entra dans la pièce et se mit sous la douche. Raoul travaillait en temps que secrétaire personnel du patron de la plus grande industrie immobilière de sa ville, qui le payait plus qu’il ne devrait toucher normalement, ce dont il ne se plaignait pas, pourquoi le ferait-il d’ailleurs, il serait bien fou, et puis il aimait bien son supérieure qui lui accordait des faveurs qu’il n’accorderait  pas à d’autre. Fermons cette  petite parenthèse pour en revenir à Raoul qui après avoir finit de se doucher, se sécher, s’habiller, descendit à la cuisine pour prendre son petit déjeuner avec la famille. Lorsqu’il arriva dans la dite pièce, il fut surpris d’être le premier. Il haussa les épaules et prépara la table pour tout le monde en prenant soin d’ajouter un couvert supplémentaire pour celui qu’on pouvait appeler le revenant. Il ne le croyait pas encore lui-même, mais était heureux de le savoir de retour, ce qui le fit sourire. Ayant terminé de mettre la table, il prit place et attendit que les autres membres de la famille se lèvent. Il se servit juste un café en attendant qu’il arrive. Lorsqu’il eut vidé sa tasse, Francesca fut la première à arriver dans la cuisine et salua son frère en le voyant.

 

FRANCESCA : Bonjour Raoul ! Alors bien dormit ?

 

RAOUL : (Souriant) Oui très bien merci ! Et toi as-tu bien dormit ?

 

FRANCESCA : (Laissant s’échapper un petit bâillement, dissimuler derrière sa main qu’elle avait soigneusement porté à sa bouche) J’ai eu du mal à m’endormir, mais à part çà j’ai assez bien dormit, j’ai juste été réveillé à un moment !

 

RAOUL : Ah oui ? Et qu’est-ce qui est venu perturbé ton sommeil ?

 

FRANCESCA : Tes gémissements mon cher ! Tu devais faire un sacré rêve pour gémir de la sorte ! De qui rêvais-tu, d’Angelo ? (Lui faisant un clin d’œil)

 

RAOUL : (Rougissant telle une tomate) Mais… Non pas du tout ! Et qu’est-ce qui te fait penser que je rêvais de lui ? Tu oublies qu’il est mon patron !

 

FRANCESCA : (Ricanant légèrement amusé de voir son frère rougir et sur la défensive) Il est vrai qu’il est ton patron et pourtant tu l’appelles par son prénom, et ce n’est vraiment pas très commode de voir un patron autoriser à ses employés de l’appeler par son prénom, c’est très rare ! De plus avec toutes les faveurs qu’il t’accorde, on est en droit de se poser des questions non ! De plus ton rêve avait l’air d’être chaud vu les gémissements que tu poussais ! Puis je fais un petit saut par ta chambre pour voir si tu étais réveillé et si je pouvais m’y doucher, la mienne à quelque problème en ce moment ! Et quand j’ai vu l’état de tes draps, je me doute que ton rêve devais être torride je me trompe ?

 

RAOUL : (Rougissant de plus belle) Mince j’ai oublié les draps ! N’empêche que çà veut pas dire pour autant que j’ai rêvé de mon patron, ni non plus qu’il y a quoi que ce soit entre nous, malgré le fait que je l’appelle par son prénom ou les faveurs qu’il m’accorde. Il est mon supérieur et çà s’arrête là, point à la ligne !

 

FRANCESCA : Oui ! Oui ! Raconte çà à d’autre ! On ne me le fait pas à moi, je sais très bien ce que tu as dans la tête ! Enfin bon, çà m’est égale, tu fais ce que tu veux ! Au fait, pourquoi y a-t-il un couvert supplémentaire, tu attends de la visite ?

 

RAOUL : Moi ? Non je n’attends personne !

 

FRANCESCA : Alors pourquoi est-il là ?

 

RAOUL : C’est une surprise, tu ne vas pas tarder à comprendre !

 

FRANCESCA : (Avec un petit regard malicieux accompagné d’un petit sourire taquin) Hmm ! Avoues, tu as invité Angelo c’est çà ? Tu l’aimes, cesses de le nier !

 

RAOUL : Mais arrêtes de délirer, tu commences à m’énerver ! Et puis je n’inviterais jamais mon patron à la maison, que penseraient les collègues ! Maintenant assieds-toi et arrête de m’embêter !

 

FRANCESCA : Tu dis çà parce que j’ai raison et tant que tu ne l’avoueras pas, je ne te laisserais pas tranquille !

 

Raoul baissa la tête et soupira tout en lui disant d’arrêter ce qu’elle ne fit pas. Pendant qu’ils débattaient dans la cuisine, Vincenzo commençait lentement à se réveiller. Il ouvrit lentement les yeux les clignant un peu. Il eut un éclatant sourire au moment où son regard se posa sur le visage de son bel amour, qui dormait comme un bébé au creux de ses bras. Vincenzo n’osait pas faire un geste de peur de le réveiller.  Il tourna doucement la tête en direction de son réveil qui indiquait environ 9h55.

 

VINCENZO : (Pensif) Il est déjà si tard ? Nous devrions nous lever, mais je n’ai pas le cœur à le réveiller, il dort si paisiblement ! Et il est si beau quand il dort, ce serait vraiment un crime de le tirer de son sommeil ! Je vais le laisser se reposer encore un peu ! (Dit-il en souriant)

 

            Il ferma à nouveau les yeux, puis se rendormit. Pendant se temps, ses parents se réveillèrent, se préparèrent et descendirent à la cuisine. Lorsqu’ils arrivèrent, ils trouvèrent leurs deux aînés entrain de se crêper le chignon en paroles. Ils s’avancèrent lentement et s’assirent à leur place respective. Les deux jeunes gens cessèrent et se tournèrent vers leurs parents. Francesca fut la première à prendre la parole.

 

FRANCESCA : (Les embrassant tous les deux sur les joues) Bonjour maman ! Bonjour papa !

 

RAOUL : (Ayant les mêmes gestes que sa sœur) Bonjour maman ! Bonjour papa ! Alors bien dormit ?

 

MME LORSSINI : Oui très bien mon chéri et vous ?

 

RAOUL : J’ai juste eu du mal à m’endormir, mais sinon j’ai passé une bonne nuit !

 

FRANCESCA : Moi aussi j’ai bien dormi, malgré le fait que j’ai été réveillé par les gémissements de Raoul qui faisait un cauchemar !

 

MR LORSSINI : Un cauchemar ? Ca avait plutôt l’air d’être un rêve érotique oui ! Je suis passé devant la chambre en descendant à la cuisine, et çà ne ressemblait pas à des gémissements que l’on ferait quand on cauchemarde !

 

            Raoul se mit légèrement à rougir, faisant éclater de rire ses parents et sa sœur de le voir aussi gêné. Ce fut sa mère qui prit la parole pour calmer un peu l’atmosphère mais surtout parce qu’elle était intriguée par les couverts supplémentaires déposés sur la table.

 

MME LORSSINI : Au fait est-ce qu’on attend de la visite ?

 

MR LORSSINI : Pourquoi demandes-tu cela chérie ?

 

MME LORSSINI : Et bien parce qu’il y a un couvert en trop !

 

MR LORSSINI : (Regardant la table) Ah oui ! Je n’avais pas remarqué !

 

FRANCESCA : A mon avis, Raoul a invité son patron, mais il dit que non !

 

RAOUL : (Sur la défensive) Mais je ne l’ai pas invité ! Arrête avec çà maintenant ! Et puis je ne vois pas pourquoi je  l’inviterais !

 

FRANCESCA : Ecoute, si tu ne l’avais vraiment pas invité, tu n’aurais pas mis ce couvert ! Alors au lieu de mentir tu ferais mieux d’avouer que tu l’as invité !

 

RAOUL : (En colère) Mais c’est pas vrai, tu insistes ! J’en ai assez entendu, je ne supporte plus tes propos ! Je vais allez voir ce que les deux autres fabriquent encore !

 

            Il se leva énervé et se dirigea vers la chambre de Vincenzo, laissant derrière lui ses parents et sa sœur avec une interrogation sur les lèvres.

 

FRANCESCA : Qu’est-ce qu’il entendait par deux au juste ?

 

            Ses parents ne répondirent pas et se contentèrent seulement de hausser les épaules. Arrivé devant la porte, Raoul hésitait à frapper, de peur de les réveiller. Puis il se décida enfin et frappa doucement, réveillant Rohlian seulement. Ce dernier ouvra difficilement les yeux et se les frotta. Parvenant enfin à voir quelque chose, il constata qu’il se trouvait toujours dans les bras de Vincenzo qui le serrait très fort un bras entourant sa taille. Il sourit puis couvrit son torse de petits baisers, remontant jusqu’à ses lèvres pour l’embrasser et le réveiller avec douceur. Vincenzo n’ouvrit pas les yeux tout de suite, il ramena le corps de  Rohlian complètement sur lui, de façon à se trouver sous lui, passant ses deux bras autour de sa taille pour l’étreindre et approfondissant leur baiser. Raoul qui était toujours dans le couloir n’obtint pas de réponse, le décidant alors d’entrer. Il avança lentement vers le lit pour les réveiller, et s’arrêta net en les voyant s’embrasser. Il sourit face à cette douce scène, puis sursauta légèrement en se rappelant son rêve. Il constata que les deux personnes enchaînées avaient énormément de ressemblance avec son frère et son ami.

 

RAOUL : (Pensif) Ca ne peut être qu’une coïncidence ! Oui c’est un pur hasard ! (Secouant la tête pour reprendre ses esprit, s’approchant d’eux et les appelant) Allez les amoureux, il est l’heure de se lever, le petit déjeuner vous attend ! Francesca et les parents sont déjà levé, il ne manque plus que vous deux ! Alors de… Bout… (Dit-il en soulevant le drap provoquant un léger courrant d’air qui fit frémir les deux tourtereaux, et se rappela de son rêve en les voyants en tenu d’Adam.)

 

            Rohlian et Vincenzo rompirent le baiser, se regardèrent en souriant puis se tournèrent vers Raoul, Rohlian posant sa tête sur le torse de son amour et souriant à Raoul qui était rouge comme une tomate.

 

ROHLIAN : Ne me dis pas Raoul que nous voir dans notre plus simple appareil te trouble à ce point ?

 

RAOUL : (Rougissant de plus belle) Un… Un peu oui… Ca me rappelle juste le rêve que j’ai fait cette nuit !

 

VINCENZO : C’est donc toi que j’ai entendu gémir aussi fort ! Et bien, il devait vraiment faire très chaud dans ton rêve pour te mettre dans un pareil état d’excitation ! Et de qui rêvais-tu ?

 

ROHLIAN : (Le regardant et lui souriant plein de malice) Quelle question mon chéri, à qui veux-tu donc qu’il rêve à part à son Angelo d’amour ! N’ai-je pas raison mon petit Raoul ?

 

RAOUL : (Légèrement sur la défensive et un peu contrarié) Ah non pas toi ! Tu ne vas pas t’y mettre aussi, déjà que Francesca n’arrête pas de me torturer avec çà. Et je le dis pour la énième fois, il n’y a absolument rien entre Angelo et  moi, est-ce que c’est clair ?

 

VINCENZO : Oh ! Eh ! Speed pas comme çà, on a comprit, n’empêche ton comportement avec lui nous le fait penser !

 

RAOUL : Ce n’est pas vrai, je me comporte normalement avec lui, comme un employé avec son patron, c’est vous qui interprété mal mes agissements avec lui. Angelo Viscardino n’est rien de plus que mon patron c’est tout. A présent j’aimerais que l’on cesse de parler de çà ! Pour le moment on nous attend dans la cuisine, alors dépêchez-vous d’y aller, moi pendant ce temps je vais faire… Mon lit !

 

            Raoul sortit alors de la chambre et se rendit dans la sienne pour y faire son lit, ce qu’il ne savait pas, s’était qu’une petite surprise allait lui tomber dessus. En effet, au moment où il se rendit dans ses appartements et en claqua la porte, quelqu’un sonna à la porte.

 

FRANCESCA : Un instant j’arrive ! (Se levant et allant ouvrir, puis surprise) Oh Monsieur Viscardino ! Bonjour ! Mais entrez donc je vous prie ! Que nous vaut l’honneur de votre visite ?

 

ANGELO : Je viens voir comment se porte Raoul, et toute la famille par la même occasion ! Alors vous allez bien ? Ce n’est pas trop dur, vous tenez le choc ? Je sais combien vous étiez attaché à Monsieur Vergas, Raoul me parlait souvent de son frère et lui. Enfin bon, comment allez-vous ?

 

FRANCESCA : (Souriante) Mes parents et moi allons bien, nous n’avions pas vraiment la même attache envers Rohlian que Vincenzo et Raoul. Par contre je m’inquiète un peu pour Raoul justement. J’aurais plutôt attendu une telle réaction de la part de Viny, mais c’est Raoul qui est un peu bizarre depuis.

 

ANGELO : (Légèrement inquiet) Ah oui ? Pourrais-je lui parler ?

 

FRANCESCA : (Un sourire malicieux sur les lèvres et le regard luisant) Mais bien entendu que vous pouvez lui parler ! Suivez-moi, il est à l’étage supérieur avec Vincenzo.

 

ANGELO : Merci infiniment !

 

            Elle lui sourit à nouveau puis ils se dirigèrent vers les escaliers. Après les avoirs gravit, ils stoppèrent devant la chambre de Vincenzo. Un bruit d’eau attira l’attention de Francesca.

 

FRANCESCA : J’entends la douche couler ! A mon avis Raoul n’est plus là et est certainement dans sa chambre juste là ! (S’avançant et frappant à la porte) Raoul, j’ai de la visite pour toi avec moi !

 

RAOUL : (Pour lui-même) Tient, qui peut venir me voir à cette heure ? (Répondant à sa sœur d’une voix étouffé par la porte) Fait la rentrer !

 

            Puis il continuait à faire son lit, pendant que Francesca fit pénétrer Angelo dans la pièce, puis refermant derrière lui en souriant.

 

RAOUL : (Tout en se retournant) Qui est-ce Fran…  M… Monsieur Viscardino ? Mais… Que faites-vous ici ?

 

ANGELO : (Lui souriant et s’approchant lentement de lui) Je t’ai déjà dit, pas de Monsieur entre nous ! Et puis je suis venu voir comment tu allais, d’après ta sœur ce n’est pas le cas. Alors, comment te sens-tu ?

 

            Raoul lui tourna le dos et termina de faire son lit pour enfin lui répondre et l’invitant à s’asseoir.

 

RAOUL : Asseyez-vous, nous serons plus à l’aise pour bavarder !

 

            Raoul lissa quelque pli voyant à la place même où devait s’asseoir son patron. Ce dernier s’approchait lentement et trébucha et poussant un léger cri dans sa chute. Raoul se retourna pour voir ce qu’il se passait et WOUM, le voilà allongé sur son lit, son patron couché sur lui, leurs visages à quelque centimètre et les yeux dans les yeux. Raoul fut comme paralysé à ce moment et ne fit plus un geste, ne détournant pas non plus le regard tout de suite. Ce n’est qu’en se sentant rougir, qu’il tourna la tête de côté pour éviter le regard d’Angelo. Ce dernier face à la réaction de Raoul, sourit et s’en amusa, sans pour autant se relever.

 

ANGELO : Quelque chose ne va pas, tu sembles gêné ? ! Est-ce cette posture qui te met mal à l’aise ? (Dit-il taquin et le sourire aux lèvres)

 

            Raoul ne répondit pas faisant toujours sourire Angelo qui le regardait tendrement. Et au moment où il tourna la tête pour répondre, ses lèvres furent scellées par celles d’Angelo qui l’embrassait tout en le regardant droit dans les yeux. Raoul les ouvrit bien grand, surpris par le geste de son patron. Puis sans vraiment s’en apercevoir, il se laissa aller, entrouvrant ses lèvres, invitant Angelo à approfondir leur baiser, ce que ce dernier fit en insinuant sa langue dans le passage qui lui a été fait. Ils fermèrent tous deux les yeux, s’embrassant langoureusement. Au bout d’un moment, Angelo rompit le baiser, regarda tendrement Raoul qui rougissait toujours, puis il lui sourit tous en caressant ses cheveux. Il frôla ses lèvres à nouveau puis se leva, s’asseyant à côté de Raoul qui restait allongé en fixant le plafond. Voyant qu’il ne réagissait pas, Angelo décida de rompre le silence.

 

ANGELO : Je suis désolé, je ne sais pas ce qu’il m’a prit de faire çà, je te prie de m’excuser, je ne voulais pas te décontenancer ! (Puis il baissa la tête)


            Raoul eu un sourire tendre sur les lèvres. Après tout, Francesca et les autres avaient sûrement raison, peut-être éprouvait-il vraiment quelque chose pour Angelo, sinon pourquoi aurait-il répondu à ce baiser si ce n’était pas le cas ? ! Il tourna sa tête vers son supérieur toujours en souriant, se redressa et lui prit le menton, lui tournant la tête dans sa direction le forçant ainsi à le regarder. Puis il l’embrassa à son tour, voulant voir la réaction d’Angelo. Ce dernier répondit à son baiser, un peu surpris à son tour par le geste de Raoul, ce dernier décidant au bout d’un moment de rompre le contacte et de tuer le silence qui s’était installé

.

RAOUL : (Hésitant) Angelo ! Je ne suis pas sûr si j’ai raison de te le dire parce que tu es mon patron, mais voilà, je crois que je… Oui je crois bien que… Que je t’aime ! (Serrant les poings et baissant la tête les joues légèrement rougissantes)

 

ANGELO : (Souriant) Je comprends mieux à présent pourquoi tu évitais toujours mon regard au bureau. Saches une chose, et c’est que moi je t’aime depuis le premier instant où  je t’ai vu, mais je n’ai pas osé te l’avouer, d’une part parce que je suis ton supérieur, et d’autre part parce que j’avais peur de te faire fuir  en apprenant que je suis homosexuel ! En fait personne ne le sait, car je l’ai à peine découverts en te rencontrant, et plus les jours passaient à travailler avec toi, plus je tombais amoureux. Au départ je ne voulais pas accepter cette évidence, je ne voulais pas qu’on me rejette à cause de çà, mais près de toi, je me sentais fort, invulnérable et j’ai enfin accepter la réalité, qui est que je t’aime profondément.

 

RAOUL : (Un peu surprit et ému face à cette révélation) Je me doutais un peu que tu ressentes quelque chose pour moi, c’est aussi pour çà un peu que je détournais le regard, je ne voulais pas te laisser penser que je ressentais de quelconque sentiments pour toi. Mais plus je passais de temps avec toi, et plus je me rendais compte que peut-être moi aussi je nourrissais les mêmes sentiments. Mais je n’en étais pas sûr jusqu’à maintenant et je ne voulais pas te donner de faux espoirs. A présent je suis sûr de ce que je ressens pour toi, et je n’ai plus peur de te l’avouer ! Je t’aime Angelo !

 

ANGELO : (Souriant légèrement crispé) Es-tu sincères ? As-tu répondu à mon baiser parce que tu m’aimes ou juste pour boucher le vide que Rohlian à laissé en toi à sa mort ?

 

RAOUL : (Etonné mais souriant) J’ y ai répondu parce que je t’aime, quant à Rohlian, il n’a pas laissé de vide puisqu’il est toujours vivant !

 

ANGELO : (Tendre) Evidemment, et il le restera dans ton cœur, mais il faut te faire une raison, et te dire qu’il est partit pour toujours !

 

RAOUL : (Souriant) Non, il est vraiment vivant, mais tu comprendras cela comme les autres au petit déjeuner ! Tu prendras bien le petit déjeuner avec nous ? J’en connais une qui se fera une joie de m’embêter comme çà en s’esclaffant « j’avais raison » et nyanyanyi et nyanyanya ! Ce que j’ai horreur d’admettre qu’elle avait raison d’habitude, mais en ce qui te concerne, je suis heureux qu’elle ne se soit pas trompé. Alors que fais-tu, tu restes ?

 

ANGELO : (Souriant) Je serais vraiment bête de refuser une telle invitation surtout si elle vient de ta part !

           

Puis il l’enlaça et l’embrassa tendrement. Raoul décida de le rompre à regret, puis entraîna Angelo jusque dans la cuisine, y déboulant, main dans la main, faisant sourire Francesca ravi de voir qu’elle ne s’était pas trompée et ne s’empêchant pas de le faire remarquer à Raoul comme il l’avait dit à Angelo. Pendant se temps, la douche que Vincenzo et Rohlian prenaient ensemble, prenait lentement fin. Ils sortirent de la douche, chacun séchant l’autre minutieusement.  Ils se rendirent dans la chambre et s’habillèrent. Rohlian fut étonné que ses vêtements soient chez Vincenzo, mais il ne voulait pas en savoir d’avantage. Lorsqu’ils furent tous deux vêtu, ils descendirent dans la cuisine où ils étaient si on peut dire, attendu. Vincenzo entra en premier voulant faire la surprise aux personnes présentes.

 

VINCENZO : Je tiens d’abord à m’excuser de descendre si tard, mais vous comprendrez pourquoi, car j’ai une surprise pour vous qui vous laissera sans voix !

 

RAOUL : Ca c’est sûr !

 

FRANCESCA : (Etonnée) A parce que tu sais de quoi il s’agit toi ? !

 

RAOUL : (Souriant) Et oui je sais, je l’ai vu accidentellement ! Aller Vince, ne les fait pas languir plus longtemps !

 

            Vincenzo lui sourit, se retourna et demanda à Rohlian de s’avancer. Rohlian s’exécuta et entra dans la cuisine et salua tous ceux qui s’y trouvaient. Et comme prévu, ils restèrent tous sans voix, Francesca tomba même de sa chaise. Tous le monde voulait comprendre comment cela était possible, et Vincenzo leur donna la version habituelle, que Rohlian était resté plus longtemps que d’autre cliniquement mort. Cette version leur suffisait étant des plus logique, et Vincenzo se verrait mal leur raconter qu’il a signé un pacte avec Satan pour le ramener à la vie, on l’aurait traité de fou. Ils s’assirent tout deux à table, l’un à côté de l’autre et prirent avec le reste de la famille leur petit déjeuner, le sourire aux lèvres, heureux de savoir Rohlian à nouveau parmi eux.

 

 

 

 

A suivre. . .

Par Ameris - Publié dans : Pacte Eternel (en cours)
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 19 avril 7 19 /04 /Avr 21:16

PACTE ETERNEL

 

 

CHAPITRE 1

 

RESURECTION AU CLAIR DE LUNE.

 

 

 

 

 

Une nuit, où la lune était pleine, vêtue de son éternel voile d’argent et illuminant la terre de ses pâles rayons, un jeune homme des plus séduisants d’environ vingt trois ans, aux longs cheveux dorés et à la silhouette élancée, était assit sur un banc, ses yeux couleurs améthystes noyés dans un torrent de larmes salées, qui coulaient à flot le long de ses joues. Il restait assit là, sans bouger et sans mots dire, le vent glacial d’un mois de décembre fouettant son visage, et son seul regard mouillé, se posant sur une pierre de marbre finement travaillée, surplombée d’une splendide statut représentant un ange au regard triste, ouvrant les bras comme pour accueillir quelqu’un en son creux. Sur cette pierre était également posée une photo d’un jeune homme aux cheveux mi-long argentés, puis regardant la foule de ses grands yeux verts et de son sourire charmeur et attendrissant. Sur ce rocher lice, était gravée une inscription en fines et magnifiques lettres d’or, qui disait :

 

Ici repose l’Ange Céleste,

 

Rohlian VERGAS

(02 décembre 1980 - 02 décembre 2003)

 

Que nous aimions de tout cœur

Et aimerons toujours.

Que ton âme repose en paix,

De son sommeil éternel.

 

 

 

            Le jeune homme dissimula son visage derrière ses mains et éclata en sanglot, sous le regard triste d’un jeune homme aux cheveux argentés flottant sous la brise gelée, son être auréolé d’une lumière intense. Le jeune homme avança vers l’autre, ayant aimé le prendre dans ses bras mais  ne pouvant pas. Puis il fit comme s’il l’étreignait, et murmura d’une voix douce mais inaudible à l’oreille d’un mortel, quelques mots pour essayer de le réconforter, sachant hélas que ce dernier ne les entendra pas et continuerait à pleurer. L’homme blond commença à murmurer entre ses mains, ce que l’on pourrait qualifier de reproche qu’il se faisait.

 

LE JEUNE HOMME BLOND : Oh Rohlian ! Pourquoi es-tu partit si brutalement, j’avais encore tant de chose à te dire ?  ! Pour quelle raison t’a-t-on prit à moi en ce jour, qui pourtant était un jour de fête ?  ! Et moi… Pourquoi ai-je attendu qu’il soit trop tard ? Quand j’ai enfin trouvé la force et le courage de te le dire, on te prend à moi violement ! (Puis se parlant à lui-même) Maudi sous-tu Vincenzo LORSSINI ! A présent il est partit sans savoir… Sans savoir combien tu l’aimais ! Mais maintenant il est trop tard, car il n’est plu, qu’il s’en est allé au Royaume des Cieux ! Rho…lian ! (Puis se remettant à pleurer de plus belle, ne sentant même plus le vent glacial s’acharner sur lui)

 

Rohlian libéra son ami de son étreinte chimérique, se positionna devant lui puis le regarda en souriant, n’ayant en fait pas comprit ce que son camarade disait, pensant que son ami parlait de leur lien amical.

 

ROHLIAN : Je sais bien que tu m’aimes et c’est normal puisque tu es mon meilleur ami, et moi aussi je t’aime, et je t’aimerais toujours. (En pensée : ** Et encore bien plus que tu ne saurais l’imaginer, oui bien plus. **). J’aimerais tant pouvoir revenir pour enfin sécher tes pleures, mais c’est impossible, hélas ! (Dit-il en baissant la tête doucement, une larme cristalline roulant sur sa joue).

 

            Un autre personnage regardait la scène d’un regard sombre et amusé. Cet homme aux airs ténébreux, aux longs cheveux noirs ébène, aux yeux bleu nuit et aux lèvres fines et sensuelles, avait l’air de beaucoup s’intéresser à nos deux amis. Assit dans ce qui ressemblait à un trône immense et sombre, cet être d’une beauté inégalable regardait les deux hommes avec attention, puis lorsqu’il entendit Rohlian s’exprimer, il ne puis s’empêcher de laisser s’échapper un léger petit rire moqueur. Puis il se mit à parler à haute voix, comme s’adressant à l’âme du jeune Rohlian.

 

HOMME TENEBREUX : Mon pauvre Rohlian, tu n’as vraiment rien comprit à ce qu’il a dit. Je me demande si je dois éclairer ta lanterne ou attendre que tu comprennes par toi-même qu’il éprouve les mêmes sentiments pour toi que toi pour lui. En tout cas je peux faire quelque chose pour te ramener à la vie, mais ce ne sera pas gratuit, et puis vous devez le vouloir tout les deux et accepter mes conditions, sinon il n’y a rien à faire. Je vous veux tous les deux, car l’un sans l’autre vous m’êtes inintéressant. Mais pour commencer, je dois faire en sorte que vous puissiez vous voir, ainsi l’émotion et vos sentiments l’un envers l’autre me faciliteront la tâche, du moins s’il n’y a pas cet abruti de Gabriel qui vienne fourrer son nez là-dedans. Au travail maintenant, mais avant çà un petit sort de protection sur la dépouille de Rohlian ! Voilà !

 

Une barrière rougeâtre enveloppa le corps de Rohlian, le protégeant ainsi des vers qui commençaient à faire leur travail. Puis d’un autre geste, l’homme ténébreux enveloppa l’âme du jeune homme d’un voile de feu invisible, permettant à son ami de le voir. Mais pour le moment il ne voyait rien, il était trop plongé dans son chagrin et noyé dans ses larmes. Rohlian se rapprocha de Vincenzo, s’agenouilla, et l’enveloppa de ses bras se voulant rassurant et réconfortant, lui murmurant quelques paroles à l’oreille.

 

ROHLIAN : (Caressant lentement les cheveux de son ami, ne prenant pas garde qu’il pouvait les sentir) Chut ! Ne pleure plus Vincenzo, je ne supporte pas de te voir comme çà, et puis je serais toujours là, je ne t’abandonnerais pas, je tiens trop à toi pour partir. Je resterais là, même sous forme de spectre. Calmes-toi maintenant, tout ira bien ! (Puis il l’embrassa sur la tête et fut surpris de pouvoir la toucher) Mais que… Que ce passe-t-il ? Vincenzo ?

 

Rohlian voulu se relever, mais Vincenzo le prit par la taille, le serrant très fort et ne voulant pas le lâcher pour tout l’or du monde. Puis il murmura quelques mots.

 

VINCENZO : C’est mon rêve, et je ne veux pas que tu t’en ailles ! Qu’on ne me réveille plus jamais, qu’on me laisse ainsi !

 

ROHLIAN : (Souriant légèrement et se libérant doucement des bras de son ami) Vincenzo, ouvres les yeux, tu ne dors pas ! Regardes-moi !

 

Vincenzo ouvrit lentement ses yeux, et lorsqu’il vit celui qu’il aimait à la folie devant lui, son cœur se mit à battre très fort et faillit sauter hors de sa poitrine. Il se frotta les yeux et se pinça le bras pour vérifier qu’il était bien éveillé, ce qui était le cas, la douleur qu’il en ressentit le lui faisant comprendre. Alors comment se faisait-il qu’il puisse voir Rohlian devant lui ? Deviendrait-il fou ou est-ce une hallucination ? Il se leva lentement et s’approcha de lui. Il leva les mains pour caresser les cheveux du jeune argenté, avant de les attarder plus longtemps sur le visage de ce dernier. Il ne pu retenir une larme de bonheur, et se laissa tomber dans les bras de son ami.

 

VINCENZO : Oh Rohlian ! C’est toi, c’est bien toi ? ! (Puis reprenant légèrement ses esprit et comprenant que quelque chose clochait, il se redressa pour le regarder droit dans les yeux) Mais comment est-ce possible ? Je… Je te croyais mort ?

 

C’est à ce moment là que l’homme ténébreux décida de faire son apparition, restant pour le moment dissimulé derrière sa voix, ne laissant pas l’occasion à Rohlian de prendre la parole.

 

L’HOMME TENEBREUX : Mais il est bel et bien mort mon cher Vincenzo ! Il n’est qu’un esprit de plus qui refuse de partir !

 

Rohlian et Vincenzo regardaient partout autour d’eux, cherchant d’où pouvait provenir cette douce voix qui pourtant avait également un petit quelque chose de mystérieux et d’inquiétant. Vincenzo fut le premier à réagir et à s’exprimer.

 

VINCENZO : Qui est là ? Montrez-vous ?

 

L’HOMME TENEBREUX : (Souriant d’un sourire sombre mais sensuel) Et bien soit puisque tel est ton désir !

 

Vincenzo se mit sur ses gardes et tentait de protéger son grand amour. Puis ils virent une silhouette dans la pénombre s’approchant lentement vers eux. Les rayons de la lune qui éclairaient cette personne, laissaient apparaître plus distinctement son aspect, dévoilant ainsi un homme grand à l’air majestueux, aux longs cheveux noirs comme les ailes d’un corbeau, flottant sous le souffle du vent, de grands yeux de couleur bleu nuit et des lèvres fines et très sensuelles. Il était vêtu très simplement d’un pantalon en cuir noir très moulant, de même que l’était son T-shirt, redessinant ainsi les plus petites courbes de son corps, laissant entrevoir une sublime musculature. Par-dessus tout cela, une cape noire également, orné d’épaulettes à trois cornes légèrement recourbées, élargissant ainsi ses épaules lui donnant cet aspect de souveraineté qu’il laissait paraître. Vincenzo et Rohlian tombèrent littéralement sous le charme du jeune homme, que personne au monde ne pourra jamais égaler en beauté. Il les regarda un instant dans les yeux, puis les ferma gracieusement, et tout en souriant, il repoussa ses cheveux qui semblaient volés en arrière d’un revers de la main, en un mouvement léger et plein de grâce. Puis il r’ouvra les yeux pour dévisager à nouveau ces deux vis-à-vis. Vincenzo secoua lentement la tête pour reprendre ses esprits, et brisa le silence qui s’était imposé depuis quelques minutes.

 

VINCENZO : Qui êtes-vous ? Et que nous voulez-vous ? (Demanda-t-il d’une voix calme, mais se mettant devant Rohlian, voulant le protéger au cas où l’étranger leur voudrait du mal).

 

L’HOMME TENEBREUX : (Les yeux luisants et le sourire au lèvres) Qui je suis n’est pas très important pour le moment. Par contre ce qui est d’une grande importance, c’est ce que je peux faire pour vous.

 

VINCENZO : (Toujours sur ses gardes) Et que pouvez-vous faire pour nous au juste ?

 

L’HOMME TENEBREUX : Je peux vous réunir à nouveau, comme vous l’étiez avant cet incident !

 

ROHLIAN : (Brisant son silence, inquiet des intentions du jeune homme) Et comment voulez-vous faire cela ? Vous n’avez pas l’intention de tuer Vincenzo j’espère ? Si c’est cela, je ne vous laisserais pas faire !

 

L’HOMME TENEBREUX : (Portant sa main à sa bouche et ricanant doucement) Mon pauvre Rohlian, même si cela était bien mon intention, tu ne pourrais rien faire pour m’en empêcher. Mais je te rassure tout de suite, je n’ai pas l’intention de supprimer Vincenzo. Non,  en fait ce que je veux faire c’est te ramener à la vie.

 

Rohlian et Vincenzo se regardèrent un instant, avant de reposer leurs regards sur l’homme en face d’eux et c’est Rohlian qui prit la parole.

 

ROHLIAN : (Le regardant un peu septique) Seriez-vous Dieu pour réussir un tel prodige ? Je ne crois pas, et votre plaisanterie n’est pas amusante, alors cessez de vous moquer de moi je vous prie !

 

L’HOMME TENEBREUX : A ce que je vois tu ne me crois pas ! Il n’y a pas que Dieu qui ait le pouvoir de ramener quelqu’un à la vie, il existe une autre personne capable de réaliser cela, et cette personne c’est moi !

 

ROHLIAN : La seule personne à par Dieu à pouvoir faire cela n’est autre que… (Venant enfin de comprendre de qui ils avaient en face d’eux, il reprit) Ne me dites pas que vous êtes… Vous êtes…

 

VINCENZO : (Le regard légèrement inquiet) Rohlian ? Est-ce que tu penses à la même chose que moi ? C’est homme est bien… Lu…Lu…

 

L’HOMME TENEBREUX : Et bien quoi, est-ce si difficile que çà de dire qui je suis ? Ou bien est-ce la peur de votre découverte qui vous paralyse et vous rend muet ? Rassurez-vous, je n’ai pas l’intention de vous manger !

 

ROHLIAN : Alors que nous veux le Prince des Ténèbres ? Je vous écoute très cher Lucifer ! Que nous voulez-vous exactement ?

 

LUCIFER : (Un grand sourire illuminant son visage) Je te l’ai dit, je veux te ramener à la vie ! Mais j’avoue que ce geste ne sera pas tout à fait dénué d’intérêt et qu’il y a certaines conditions à accepter, et d’un commun accords entre vous deux !

 

ROHLIAN : Je me doutais qu’il y aurait un prix à payer ! Quelles sont ces conditions exactement ?

 

LUCIFER : Tu es d’accord pour revivre on dirait ? ! Et toi Vincenzo, veux tu aussi qu’il revive ?

 

VINCENZO : Je donnerais ma propre vie pour qu’il retrouve la sienne. Pour ma part je suis prêt à payer n’importe quel prix pour qu’il revienne !

 

LUCIFER : En es-tu bien sûr ? Tu ferais vraiment n’importe quoi pour qu’il revienne ? !

 

ROHLIAN : Vincenzo, réfléchis bien ! Je tiens trop à toi pour te laisser faire n’importe quoi, même pour moi ! Alors ne précipite pas les choses je t’en supplie. Je ne demande pas mieux que de revivre, mais pas à n’importe quel prix, pas si çà te touche directement ou l’un de nos proches.

 

VINCENZO : Je m’en fiche du prix ! Moi tout ce que je veux c’est être avec toi ! Ma vie n’a aucun sens si tu n’es pas auprès de moi, parce que… Parce que je… Je…

 

ROHLIAN : Parce que quoi ? Pourquoi ne conçois-tu pas ta vie sans moi ?

 

LUCIFER : Dis-le lui Vincenzo ou tu le perdras pour de bon cette fois ! Gabriel ne va pas tarder à arriver pour venir le chercher, et là il sera trop tard ! Alors dis-lui, tu risques d’être un peu surpris après !

 

ROHLIAN : De quoi parle-t-il ? Vince ? Qu’est-ce que tu me caches et qui semble être d’une importance capitale ?

 

VINCENZO : (Les mains moite et la gorge nouée) Je… Je t’aime Rohlian et je t’ai toujours aimé, depuis le premier jour mais j’étais trop lâche pour te le dire !

 

ROHLIAN : (Souriant amicalement) On est ami de longue date et je comprends que tu m’aimes beaucoup, moi aussi je t’aime, nous sommes amis !

 

Lucifer, dans son coin, secoua lentement la tête face à ce spectacle. Il croisa les bras, attendant la suite et la réaction de Vincenzo.

 

VINCENZO : Tu ne comprends pas ce que je veux dire ! (Dit-il en baissant la tête)

 

ROHLIAN : (Légèrement décontenancé) Et qu’est-ce que je ne comprends pas ? Dis-moi ? Expliques-toi plus clairement !

 

Ne sachant pas comment être plus claire, Vincenzo s’empara du visage de son ami et déposa ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser, déroutant quelque peu Rohlian qui fut quelque peu surpris par le geste de celui qu’il aime. Comprenant enfin que tous deux éprouvaient les même sentiments l’un envers l’autre, il le serra fort dans ses bras, approfondissant ce baiser en insinuant lentement sa langue dans la bouche de l’élu de son cœur. Cette fois-ci ce fut Vincenzo qui se sentit déconcerté. Serait-il entrain de rêver, ou est-ce que son ami de toujours l’aimerait autant qu’il peut l’aimer ? Il semblerait que oui, et il s’en voulait un peu de ne pas s’en être rendu compte plus tôt, ainsi il n’aurait pas attendu si longtemps pour lui faire par de ce qu’il ressentait à son égard. Il ferma lentement les yeux et savoura leur premier baiser, étreignant fortement son bien aimé. Lucifer se délectait de voir ce spectacle et n’en sera que plus comblé lorsqu’ils accepteront sa proposition. Il souriait d’un sourire légèrement sadique en pensant, à ce qu’il allait faire d’eux. Les deux amoureux rompirent leur baiser et se regardèrent dans les yeux. Puis ils se tournèrent vers Lucifer, Rohlian prenant la parole.

 

ROHLIAN : Quelles sont vos fameuses conditions pour me ramener à la vie ? (Demanda-t-il très décidé à revenir)

 

LUCIFER : Enfin ! Mes conditions en fait ne sont pas grand-chose ! En fait je veux faire de vous mes hommes de compagnie !

 

VINCENZO : Vos hommes de compagnie ? Est-ce que çà veut dire qu’on doit vous suivre jusqu’en Enfer ?

 

LUCIFER : Le jour de votre mort oui, mais pas pour le moment ! En fait je viendrais vous voir quand j’aurais une folle envie de vous avoir près de moi.

 

ROHLIAN : Et que devrons-nous faire au juste en tant qu’homme de compagnie ?

 

LUCIFER : (Un petit sourire en coin) Tout ce que vous aurez à faire, c’est vous plier à mes règles et assouvir tous mes désirs ! Ni plus, ni moins !

 

ROHLIAN : C’est bien beau tout çà, mais vos désirs seraient de quel ordre ?

 

LUCIFER : Et bien cela dépendra de mon humeur et mes envies ! Enfin vous verrez bien en temps voulu ! Alors, vous vous décidez ? Faites vite, je n’ai pas que cela à faire !

 

Rohlian et Vincenzo se regardèrent dans les yeux pour y lire une réponse. Vincenzo, son choix étant déjà fait, sourit à son amour espérant que ce sourire et les sentiments qui les lient tous les deux, feraient en sorte qu’il accepte ce marché. Rohlian ne pu résister à ce sourire et hocha la tête en guise d’acquiescement faisant s’illuminer le visage de son bien aimé. Il se tourna alors vers le Prince des Ténèbres pour lui donner sa réponse.

 

ROHLIAN : Nous acceptons ta proposition, tant que tu ne nous demandes pas de tuer, sinon je préfère m’en aller si c’est le cas !

 

LUCIFER : (Souriant de satisfaction) Très Bien ! Bonne décision ! Et ne t’inquiètes pas, je n’ai jamais eu l’intention de vous demander de devenir des assassins, la terre en est déjà bourrée. Enfin bref, maintenant que vous vous êtes enfin décidé, finissons en. Tout d’abord ton corps ! (D’un claquement de doigts, il fit sortir le cercueil de terre) Voilà qui est fait ! A présent les contrats à signer ! (Des sortes de vieux parchemins apparurent dans ses mains qu’il tendit aux deux jeunes hommes qui les lurent et signèrent.) Très bien ! Et avant la touche finale qui ne viendra que plus tard, voilà d’abord ceci ! (Il s’entailla les deux mains, serra les poings et fit apparaître deux médaillons identiques, représentant trois anges de feu aux ailes noires vêtus de leur plus simple appareil, l’un étant majestueusement debout et les deux autres à genoux à ses pieds, tous les trois enlaçant un cœur flamboyant de couleur rouge sang.) Prenez-les et mettez-les, et surtout ne les enlevez jamais, c’est par eux que je vous contacterais et c’est également eux qui ouvriront le passage qui vous conduira à moi, mais cela ne fonctionnera que si vous êtes ensemble, sinon le passage restera fermé.

 

Vincenzo mit le médaillon sans se poser de question, tandis que Rohlian le regardait hésitant avant de s’adresser à Lucifer.

 

ROHLIAN : Vous n’auriez pas pu faire quelque chose de moins voyant ? On va avoir l’air ridicule avec.

 

LUCIFER : Ne t’inquiètes pas pour çà, vous êtes les seuls à pouvoir les voir ! A présent mets-le, car c’est lui qui te renverra dans ton corps. Mais avant çà, vous avez d’autres questions ?

 

VINCENZO : Oui j’en ai une ! Il semblerait que notre contrat ne soit pas encore valide en bonne et dû forme. Vous parliez d’une touche finale, mais laquelle ?

 

LUCIFER : (Souriant) La touche finale est un pacte de sang ! Il est vrai que nous pourrions le faire tout de suite, mais je veux le faire d’une manière un peu spéciale !

 

VINCENZO : Et de quelle manière exactement ?

 

LUCIFER : Et bien vous le verrez en temps voulu ! D’autres questions encore ? Rohlian ?

 

ROHLIAN : Et bien… Que devrons-nous porter lorsque vous nous convoquerez en Enfer ?

 

LUCIFER : (Souriant délicatement) Au moment où vous passerez la porte, vous serez vêtu de vêtements que j’aurais choisit et s’accoutument à l’environnement, mais je ne vous donnerais pas plus de détail dessus, vous le verrez par vous-même très bientôt. Ce sera tout pour le moment ?

 

VINCENZO : Pour moi oui ! Et toi Rohlian ?

 

ROHLIAN : Je n’ai pas d’autre question pour le moment !

 

LUCIFER : Très bien ! Dans ce cas je vais prendre congé ! Et pas de bêtises, je vous surveille. Mais avant de partir, j’ai envie d’une dernière chose !

 

Il s’approcha d’eux lentement, prit le médaillon de Rohlian et le lui mit sans que ce dernier ne rejoigne encore son corps, étant donné que Lucifer les enlaçait. Il les embrassa chacun son tour d’un baiser langoureux, les laissant légèrement déconcerté. Puis au moment où il disparut, Rohlian rejoignit son corps. Vincenzo ouvrit rapidement le cercueil, laissant voir son ami vêtu d’un costume  blanc avec quelques fines broderies argentées et une rose rouge accompagnée de deux petites branches de gypsophile, épinglé à la poche de son veston. Le regardant ainsi allongé, les mains croisées sur la poitrine, on aurait dit qu’il dormait. Il ouvra lentement les yeux les clignant doucement pour faire s’évaporer le voile flou qu’il avait devant. Quand sa vue se fit plus clair, il arbora un sourire en voyant le doux visage de Vincenzo qui lui sourit en retour. Le jeune argenté essaya de se redresser, mais n’y parvenu pas, ses membres étant encore légèrement endolorit.

 

VINCENZO : (Passant le bras de son amour autour de son cou et le serrant par la taille) Je vais t’aider ! Oula ! Dit t’aurais pas prit quelque kilo toi ? Enfin bon ! On va aller s’asseoir sur le banc un instant.

 

Rohlian sourit en entendant la remarque stupide de son ami. Ils avancèrent lentement vers le banc qui n’était pourtant qu’à deux pas, ses jambes n’ayant pas encore récupéré leur totale mobilité. Arrivée près du dit banc, ils se laissèrent tomber dessus. Ils restèrent enlacé quelque instant en regardant la lune, lorsque Rohlian brisa le silence qui s’était installé pour soulevé une question logique.

 

ROHLIAN : Vince ? Comment allons-nous expliquer aux autres ma présence ?

 

VINCENZO : Et bien tout simplement que tu n’étais pas encore mort ! Ce genre d’histoire c’est déjà produit tu sais, tu n’es donc pas le premier, ton sommeil aura juste été plus long que certaines personnes. Tu es rassuré ?

 

ROHLIAN : (Souriant et regardant sa pierre tombale en serrant son amour de toutes ses forces) Oui je le suis ! (Deux minutes plus tard) Elle est vraiment magnifique cette pierre. Ca a dû te coûter une fortune.

 

VINCENZO : Rien est trop cher pour toi. Et je voulais que tu aies la plus belle. Tu trembles ? Tu as froid ? Veux-tu qu’on rentre ?

 

ROHLIAN : Non çà va aller, je vais vite me réchauffer dans tes bras. Restons encore un peu ici, la lune est si belle ce soir et c’est le meilleur endroit pour pouvoir en apprécier la beauté.

 

VINCENZO : Comme tu veux, mais pas trop longtemps non plus, il ne manquerait plus que tu tombes malade.

 

ROHLIAN : (Souriant et se blottissant d’avantage dans les bras de son amour) Merci mon amour ! Je t’aime tant !

 

VINCENZO : Moi aussi je t’aime ! Oh oui je t’aime à en mourir !

 

Puis ils s’embrassèrent fougueusement et langoureusement en s’étreignant très fort, se réchauffant mutuellement, laissant filer les heures qui s’écoulaient lentement comme si elles ne voulaient pas passer, comme si le temps voulait s’arrêter à ce moment pour que les deux amants ne soient jamais séparé. Presque deux heures environs s’écoulèrent, avant que les deux amoureux décident enfin de rejoindre la voiture et de quitter ce lieu de repos.

 

 

 

 

A suivre. . .

Par Ameris - Publié dans : Pacte Eternel (en cours)
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 19 avril 7 19 /04 /Avr 18:14

Comme premier Article, je décide de mettre ma toute première fic qui ne dois pas être très top étant donné qu'il s'agit de la première. Je pense que je tenterais de la modifier dans le futur quand mes muses auront décidées de revenir. En attendant, je vous souhait une très bonne lecture en espérant que çà vous plaira.


My First And Only

Great Love

 


 

Dans une chambre à peine éclairée par les rayons du soleil qui traversaient la fenêtre, se trouvent allongés dans un lit, deux corps dénudés collés l’un contre l’autre recouvert d’un léger et doux drap satiné. La longue chevelure dorée d’un des individus recouvrait son visage et celui de son acolyte étendu à ses côtés. Des gémissements se font entendre, et la personne aux cheveux ambrés se redresse et s’étire lentement pour ne pas réveiller l’autre, dévoilant ainsi leurs doux visages, celui de deux jeunes hommes très séduisants. Le second être encore endormit et tout aussi beau, possédait quant à lui, de longs cheveux noirs comme l’ébène. Après que le blondinet ait fini de s’étirer, il ouvrit ses yeux, laissant apparaître deux améthystes. Il se tourna sur le côté, et regarda son partenaire qui dormait encore comme un bébé. Il l’admirait en silence, un doux sourire sur les lèvres et se mis à penser.

 

JEUNE HOMME : [(En pensées) Mon amour ! Aujourd’hui çà fera un mois, jour pour jour, que nous sommes ensemble toi et moi. Je me souviens encore de notre rencontre comme si c’était hier. Nous nous sommes rencontré dans une des nombreuses discothèques de Tokyo. J’étais venu avec mes amis. Je les accompagnais car ils avaient insisté pour que je sorte de chez moi et que je m’amuse, hors je n’avais pas vraiment le cœur à çà, car je me sentais vide de l’intérieur. Quelque chose me manquait, ou peut-être plutôt quelqu’un. Je ne savais pas à ce moment que j’allais te rencontrer, et si je n’avais pas accepté de sortir avec eux, je n’aurais peut-être jamais fait ta connaissance. Je suis heureux d’avoir fait le choix de partir ce soir là, même si je n’en avais pas spécialement envie.]

 

***********************************Flash-back***********************************

 

Jeune homme : Et ben alors Kurama, tu t’amuses ? (Demanda un jeune homme à son ami) On a eu une bonne idée de venir ici, comme çà tu évites de rester cloîtré chez toi à longueur de temps comme un vieux grand-père de quatre vingt dix ans !

 

Kurama : Vous m’avez quasiment traîné de force alors que je ne voulais pas venir. Je n’ai absolument pas le cœur à m’amuser Ryô, alors laisse moi et va rejoindre ton complice sur la piste.

 

Ryô : Je n’irais pas là-bas sans toi, et peut-être que tu y rencontreras le grand amour qui sait ! Y a vraiment des supers nanas mon vieux, ou alors un beau mec ! (Dit-il en lui mettant des petits coups de coude et en lui faisant un clin d’œil)

 

Kurama : (Sur la défensive) Non mais çà ne va pas la tête chez toi ! Pour qui tu me prends ? !

Ryô : Je te prends pour celui que tu es, un très bon ami, que tu ais un penchant pour les mecs je m’en fout, et Shiaki te dira la même chose. Et puis ne fais pas comme si tu étais hétéro mon vieux, on avait déjà remarqué que les filles ne te branchaient pas trop. Tu n’as pas à en avoir honte tu sais, c’est normale de nos jours, malgré les quelques langues de vipères qui reste. Hélas le monde n’est pas parfait.

 

Kurama : Si vous le saviez, pourquoi vous n’avez rien dit ?

 

Ryô : On craignait que tu ne penses qu’on t’apprécie moins à cause de çà, ce qui n’est pas le cas, et que çà nous est égal que tu aimes les hommes ! Alors on attendait que tu daignes en parler le premier. Mais non, au lieu de çà tu te renfermais sur toi-même et tu ruminais seul dans ton coin. Alors Shiaki et moi avons décidé de te changer les idées, de te faire voir du monde, et comme je voyais que tu ne bougeais toujours pas depuis qu’on est ici, j’ai décidé de venir te chercher et c’est comme çà que c’est sortie, le fait que l’on connaisse ton petit penchant !

 

Kurama : Je suis content que vous le sachiez, mais çà ne change rien au fait que je ne suis pas heureux d’être ici !

 

Ryô : Je me fiche pas mal que tu sois content ou non. A présent tu vas me suivre sur la piste et on va bouger nos petits corps. Tu verras, je suis sûr que tu te sentiras beaucoup mieux après ! Et peut-être que tu rencontreras quelqu’un on ne sais jamais !

 

Kurama : Je ne suis pas aussi confiant que toi !

 

Ryô : Eh mon vieux, ne soit pas aussi défétiste, et si tu continues à broyer du noir comme çà je vais finir par déprimer aussi. Alors on se lève et on y va okay, et si tu en as trop marre, et bien soit, tu n’auras qu’à retourner t’asseoir au bar. Ca marche, on fait comme çà ?

 

Kurama : (Tout en se levant de son tabouret) D’accords on fait comme çà.

 

Ryô lui sourit, posant sa main dans le dos de son ami. Puis tous deux rejoignirent Shiaki sur la piste qui sourit en les voyant arriver.

 

Shiaki : Kurama ! Tu te décides enfin à venir t’éclater avec nous ! Ce n’est pas trop tôt ! Ryô je ne sais pas par quel miracle tu as réussi cette exploit, mais je t’en félicite !

 

Ryô : Oh, trois fois rien je t’assure. Je ne lui ai pas trop laissé le choix c’est tout ! De plus il sait à présent que nous sommes au courant pour son petit penchant !

 

Shiaki : Ah oui ? Tu as finit par le lui dire ? Je suis ravi de l’apprendre ! Alors, tu en as déjà un en vue Kurama ?

 

Kurama : Non !

 

Shiaki : Comment çà non ! Pourtant çà ne manque pas de beaux gosses ici !

 

Kurama : Peut-être ! Mais as-tu pensé qu’ils ne le sont peut-être pas eux ! De plus on n’est pas dans une discothèque spéciale. Alors imagine que je tente une approche et que la personne m’en allonge une parce qu’il ne l’est pas et par la même soit un parfait homophobe ! Je préfère garder mes distances et rester entier.

 

Shiaki : C’est vrai que j’avais pas pensé à çà ! Et se serait triste que tu te fasses amocher le portrait. Peut-être que quelqu’un viendra te faire des avances !

 

Kurama : Possible, mais je ne me fais pas trop d’illusions ! Ecoutez, je retourne au bar, je reviendrais plus tard !

 

Shiaki : Comment çà tu retourne au bar, tu viens à peine d’arriver, il n’est pas question que tu t’en ailles maintenant. (Le retenant par le bras)

 

Kurama : (Se débattant quelque peu) Lâche moi Shiaki ! J’ai dit que je reviendrais tout à l’heure. Là j’ai vraiment envie d’un verre, alors s’il te plait lâche mon bras.

 

Ryô : Shiaki, laisse-le partir puisqu’il dit qu’il revient plus tard. Quant à toi Kurama, y a vraiment intérêt que tu reviennes, ou sinon on viendra te chercher, quitte à te tirer par la peau des fesses ici ! C’est bien comprit ? !

 

Kurama : A vos ordres mon général ! Reçu cinq sur cinq ! (Il claqua des talons, fit demi tour et retourna au bar où il demanda un double wiski au serveur)

 

Un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux bleus dorés s’approcha du bar en souriant. Il se dirigea vers le tabouret à côté de Kurama et se tourna vers lui.

 

Jeune homme : Excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que la place à vos côtés est libre ?

 

Kurama : (Tournant la tête) Oui, oui, elle est libre !

 

Jeune homme : Ca ne vous ennuie pas que je m’asseye ici alors ? Vous attendez peut-être quelqu’un ?!

 

Kurama : Non, non pas du tout, je n’attends personne, vous pouvez prendre  place !

 

Jeune homme : Je vous remercie !

 

Kurama : (Souriant) Mais je vous en prie !

 

Le jeune homme lui rendit son sourire et se tourna vers le barman pour lui donner sa commande. Kurama qui avait tourné la tête et plongé son regard dans son verre, se mit à regarder subrepticement l’inconnu, pour aussitôt replonger son regard dans son verre.

 

Kurama : (Pensif) Oh Seigneur ! Il fait si chaud d’un coup. Mon Cœur bat la chamade. Serait-ce cet étranger qui me ferait autant d’effet ? Il faut dire qu’il est plutôt pas mal. Voir même très séduisant. Seulement en principe, ce sont ce genre d’homme qui se retrouve avec une grande famille. Ce n’est donc pas la peine que je me fasse trop d’illusions, c’est perdu d’avance. Le mieux c’est de l’ignorer. Oui je vais faire çà… Oh seigneur, voilà qu’il me regarde maintenant, qu’est-ce que je vais faire… (Rougissant légèrement et une petite goutte de sueur perlant sur sa tempe)

 

Jeune homme : (Souriant) Vous me semblez légèrement mal à l’aise, est-ce ma présence qui cause cela ?

 

Kurama : (Bafouillant) Euh…  Non, non… Pas du tout…

 

Jeune homme : Vous savez, si c’est le cas, vous pouvez me le dire franchement, je ne me vexerais pas pour autant.

 

Kurama : Je… Je vous assure vous n’y êtes pour rien… Je n’ai juste pas l’habitude de sortir en boîte…

 

Jeune homme : C’est bien ce qui me semblait, c’est la première fois que je vous vois ici.

 

Kurama : La première fois que… Est-ce que çà signifie que vous venez souvent ?

 

Jeune homme : (Souriant) Oui assez souvent je dois bien l’avouer !

 

Kurama : Et… Comment pouvez-vous donc être aussi sûr que c’est bien la première fois que je viens ?

 

Jeune homme : Et bien il semblerait que j’ai un don pour très bien retenir les visages, et le vôtre m’a marqué car il est nouveau dans les parages.

 

Kurama : Il vous a marqué ??? Mais pourquoi ?......... Est-ce que vous…

 

Jeune homme (Finissant sa phrase en souriant) Oui, je vous observe depuis tout à l’heure. A vrai dire, je ne vous ai pas quitté du regard depuis votre arrivée.

 

Kurama : (Abasourdi) Alors comme çà vous m’espionniez !

 

Jeune homme : En fait oui et non. A vrai dire, je regarde toujours ceux qui entrent et sortent d’ici, histoire justement de voir si de nouvelles têtes se présentent. C’est un peu ennuyant de toujours apercevoir les mêmes visages. Et lorsque je vous ai vu entrer, j’ai tout de suite remarqué que vous n’aviez pas l’air très enjoué d’être ici. Et je me suis demandé pour quelle raison un visage aussi charmant que le vôtre, s’étirait ainsi, entre l’ennuie, la consternation, voir même une petite pointe de tristesse. Mais mon impression me joue peut-être des tours. Et si je vous ai vexé, et bien je m’en excuse, et si vous me  demandez de vous laisser, et bien il n’y a pas de problème, je retournerais à ma table. Néanmoins ce serait vraiment dommage, j’aurais bien aimé en connaître plus sur vous.

 

Kurama : (De plus en plus ébahit) Je… Je ne sais pas trop… J’avoue que je suis un peu gêné fasse à ce que vous venez de me dire. Néanmoins votre impression est bonne. Seulement, je n’ai pas trop envie de m’attarder sur les raisons de mon humeur, et déjà pas avec un parfait inconnu.

 

Jeune homme : Je comprends, vous avez raison. D’ailleurs pardonnez mon impolitesse. Reprenons à zéro et faisons cela dans les règles. Je me présente, je m’appelle Hiei. Hiei TAKENADO. Je suis ravi de faire votre connaissance, Monsieur … ?

 

Kurama : (Souriant) Kurama ! TSÛKEDO Kurama. Enchanté monsieur Takenado !

 

Hiei : (Souriant) Appelez-moi Hiei je vous prie !

 

Kurama : Comme il vous plaira ! Alors comme çà vous venez souvent ici ?

 

Hiei : En effet, mais aujourd’hui c’est un peu exceptionnel. En fait je n’avais pas trop l’humeur non plus à venir ce soir, seulement je n’ai pas eu trop le choix. Disons que des amies m’ont un peu traîné de force.

 

Kurama : Vraiment ? Comme le monde est petit !

 

Hiei : Pourquoi cela ?

 

Kurama : Tout simplement parce que moi aussi j’ai été conduit ici de force par mes deux amis.

 

Hiei : D’où votre sentiment de consternation peut-être ?

 

Kurama : (Souriant) Effectivement c’est pour cela !

 

Hiei : Et votre tristesse ?

 

Kurama : (Baissant la tête pour réfléchir) Je ne sais pas trop en fait. Peut-être… Oui, peut-être le fait d’être seul et de ne pas trouver mon âme sœur…

 

Hiei : Hmm ! Je comprends, c’est vrai que c’est difficile de vivre seul. Et ici, il n’y a personne qui vous intéresse et qui serait susceptible de devenir votre âme sœur ? Ca ne manque vraiment pas de jolies demoiselles, peut-être que celle que vous attendez se trouve ici.

 

Kurama : (Quelque peu gêné) Je… Je ne pense pas trouver mon âme sœur ici… Non… C’est impossible…

 

Hiei : Et pourquoi cela ? Vous êtes pourtant très séduisant, je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas trouver quelqu’un ici, mais… Oh pardonnez-moi, je me mêle de ce qui ne me regarde pas, et en plus je vous mets mal à l’aise avec mes propos. Je suis navré.

 

Kurama : (Légèrement rouge) Non çà va il n’y a pas de mal je vous assure. Mais et vous, comment ce fait-il que vous soyez seul ? Vous… Vous êtes tout aussi séduisant… (Rougissant plus et tentant de dissimuler son trouble en fixant son verre)

 

Hiei : (Souriant en voyant la gêne du jeune homme) Merci du compliment. Mais pour être franc, je suis seul car je n’ai pas encore eu l’occasion d’apercevoir mon âme sœur, jusqu’à maintenant. Et dans mon cas il sera difficile de trouver l’élu en ce lieu.

 

Kurama : Comment cela, vous l’avez dis vous-même, il y a pas mal de jolies demoiselles. Je ne vous comprends pas !

 

Hiei : (Toujours souriant, mais baissant quelque peu la tête) Certes il ne manque pas de beauté féminine ici, seulement je ne suis pas vraiment attiré par les femmes !

 

Kurama : (Sursautant) Vous… Vous n’aimez pas les femmes ? Ca signifie que…

 

Hiei : (Son regard se faisant quelque peu triste) Et oui vous avez devinez. Je suis gay et je n’ai pas honte de le dire. Mais vue votre réaction, j’ai du vous choquer, vous devez être dégoûté par la nouvelle, comme le sont la plupart des personnes à qui je l’ai dis. Mais je sens que votre rejet me ferais certainement plus de peine que celui des autres.

 

Kurama : (Souriant) Rassurez-vous, je suis bien mal placer pour penser à vous rejeter. Je ne fais pas partie de ces personnes dont l’homosexualité les rebute au plus haut point. Comportement d’ailleurs que je trouve vraiment stupide et triste de leur part.

 

Hiei : (Retrouvant le sourire) Vous m’en voyez ravi alors, je suis rassuré.

Kurama : Je me réjoui également. Néanmoins pourquoi venir en ce lieu si vous savez que vous n’avez pas la chance de trouver quelqu’un ?

 

Hiei : Disons que je viens surtout ici en titre d’accompagnateur. Mes deux amies adorent venir ici et elles sont tellement sympathique que je ne peux leur refuser de les suivre.

 

Kurama : Et ce en dépit de votre propre bonheur ? Vous avez vraiment beaucoup de cœur pour ainsi sacrifier votre propre bien-être pour elles. Vous devez vraiment vous sentir très seul par moment.

 

Hiei : (Baissant la tête) Oui je l’avoue qu’il m’arrive de me sentir seul. Mais j’ai mes deux amies pour me réconforter dans ces moments là. Puis je ne perds pas espoir de peut-être avoir un jour la chance de tomber sur quelqu’un comme moi, on ne sait jamais. Et si çà devait arriver, je souhaiterais qu’il vous ressemble. (Se tournant vers lui en souriant)

 

Kurama : (Très surpris et le regardant en rosissant un peu) Est-ce que… Vous voulez dire par là que… Que je vous plais… ? Est-ce pour cela que vous ne m’avez pas quitté des yeux depuis mon arrivée ?

 

Hiei : Je l’avoue, c’est effectivement pour cette raison. Vous êtes bien le premier que je vois ici qui me plaise autant. Mais je vous mets une fois encore mal à l’aise je suis navré.

 

Kurama : Ne vous excusez pas, ce n’est rien. Je suis juste un peu surpris c’est tout. Je ne m’attendais pas à cela, surtout pour mon premier soir ici. [(Pensif) Dois-je lui dire tout de suite ou non. Vous me plaisez également beaucoup, seulement j’ai encore un peu peur de ce que je suis. Le monde est si cruel, les gens sont si cruels, et j’ai peur du regard que me lanceront ceux que je côtoie quand ils apprendront que je suis attiré par les hommes. Je ne sais pas quoi faire… Seulement j’ai la chance d’avoir rencontré quelqu’un comme moi ici alors pourquoi ne pas saisir cette opportunité, surtout s’il y a le risque de ne pas en voir une autre se présenter dans bien longtemps. Je pense que je vais d’abords essayer d’en apprendre un peu plus sur lui avant de me décider de le lui dire]

 

Hiei : J’ai vraiment du beaucoup vous choquer, vous êtes si silencieux tout d’un coup, et vous semblez pensif. Je crois qu’il est préférable que je vous laisse. (Tout en se levant doucement)

 

Kurama : [(Pensif) Mince voilà qu’il veut s’en aller. Quel crétin je suis, je dois le stopper.] (Le retenant par le bras) Non attendez ne partez pas je vous en prie. Vous avez mal interprété mon silence. [(Pensif et baissant la tête) Je dois le lui dire, sinon il va s’en aller et ma chance ce sera envolé pour de bon.] (S’asseyant de nouveau confortablement tout en recommandant un autre verre) Je ne disais plus rien parce que… En fait je… La vérité c’est que… Je…Rahh pourquoi ai-je autant de mal pour le dire, alors que c’est si simple… Je…

 

Hiei : (S’étant rassit et souriant) Ne dites rien de plus, je pense comprendre. En réalité vous êtes comme moi mais vous n’osez pas l’avouer car vous avez peur que les personnes qui vous entourent et qui vous ont toujours appréciés se mettent soudain à vous haïr et à vous rejeter comme si vous étiez la pire des personnes qu’ils aient rencontré. Je comprends.

 

Kurama : (Surpris mais souriant) Oui c’est bien çà. Vous lisez en moi comme dans un livre. Suis-je donc si transparent que cela ?

 

Hiei : Pas du tout, seulement je connais bien ce comportement. Cette réaction de renferment face à la crainte. Je le sais car je suis passé par là hélas et je peux comprendre que cela vous effraie. Néanmoins il ne faut pas vous braquer ainsi. Il y aura bien dans votre entourage des personnes qui sauront vous accepter tel que vous êtes. Certes certains vous tourneront le dos, mais cela ne fera que prouver que ce n’était pas de véritable amis. C’est comme les deux personnes que j’accompagne, elles font partie de mes véritables amies, car elles ne m’ont pas tourner le dos en apprenant ma nature. Elles ont même toujours été là pour me soutenir et me réconforter quand je craquais. Et je suis sûr que des personnes comme elles se trouvent dans votre entourage. Concentrez-vous sur ces personnes là et ne faites pas attention aux autres, ils n’en valent pas la peine je vous assure. Vous ne ferez que vous rendre malheureux pour rien.

 

Kurama : (Souriant) Vous avez raison. Je pense qu’il me fallait l’entendre pour réagir. Et j’ai effectivement des amis pour qui mon attirance masculine ne fait aucune différence pour notre amitié. Et je crois que je vais devoir les remercier pour avoir insisté à me conduire ici.

 

Hiei : (Souriant) Je suis heureux de l’apprendre. C’est bien de pouvoir compter sur quelqu’un dans notre cas.

 

Ils se regardèrent longuement dans les yeux et sourirent, continuant à parler de tout et de rien, faisant d’avantage connaissance. Pendant ce temps sur la piste de danse, deux jeunes femmes regardaient dans leur direction. L’une d’elle se tourna vers l’autre.

 

Jeune femme : Julia, regarde un peu notre petit Hiei, je crois bien qu’il s’est fait une touche !

 

Julia : Tu as raison Crystal. Ce n’est pas trop tôt, depuis le temps qu’on le traîne ici, je commençais à perdre espoir. En plus vu d’ici il a l’air mignon ! Ca te dit qu’on aille voir çà de plus près, histoire d’être sûr aussi qu’il ne tombe pas sur le mauvais numéro ?

 

Crystal : Et comment, aller on y va !

 

Elles se dirigèrent toutes deux vers le bar. Au même moment, les amis de Kurama qui dansaient comme des fous, s’arrêtèrent un moment en voyant les deux jeunes femmes passer devant eux et marcher en direction de Kurama et Hiei.

 

Ryô : Eh Shiaki ! Dis t’as vu les deux poulettes qui viennent de passer ? Elles étaient craquantes tu ne trouves pas ?

 

Shiaki : (Les suivant du regard) Et comment que je les ai vu, les premières vraies beautés de la soi…Rée ! ? Eh regarde un peu Ryô ! (Dit-il en apercevant Kurama qui discute et rit avec Hiei)

 

Ryô : Quoi qu’est-ce qu’il y a ?

 

Shiaki : On dirait bien que Kurama a rencontré quelqu’un !

 

Ryô : Hein ? T’es sûr ? Où çà ?

 

Shiaki : (Pointant le doigt) Bah là au bar. Et semblerait qu’il ait tiré un sacré bon numéro !

 

Ryô : Hehe ! Ouais on dirait bien que c’est le cas ! Sacré Kurama !

 

Shiaki : Bon qu’est-ce qu’on attend alors pour aller voir çà de plus près ?

 

Ryô : Pourquoi veux-tu que je me déplace laisse le donc avec son nouvel ami !

 

Shiaki : On va y aller, parce que les deux jeunes femmes y vont aussi ! Eh ! Ne me tire  pas comme çà tu vas m’arracher le bras !

 

Ryô : Dépêches-toi alors, je ne veux pas laisser passer ma chance !

 

Les deux jeunes femmes arrivèrent au bar. Crystal fit une petite tape sur l’épaule de Hiei qui se retourna en sursautant quelque peu mais voyant qu’il s’agissait de ses deux amies, il se déraidit.

 

Crystal : Je constate que tu ne t’ennuies pas ce soir Hiei !

 

Julia : Comment veux-tu qu’il s’ennuie alors qu’il est si bien accompagné !

 

Hiei : Est-ce que çà vous prend souvent de surgir dans une discussion comme çà ? Puis calmez-vous un peu vous allez finir par lui faire peur avec vos insinuations !

 

Crystal : Excuse-nous, mais bon c’est la première fois qu’on te voit en pleine conversation avec quelqu’un, normale qu’on s’inquiète et qu’on veuille s’assurer que çà va bien ! (Elle se tourna vers Kurama) Bonsoir, je m’appelle Crystal et voici Julia, nous sommes des amies de Hiei !

 

Julia : Ravi de faire ta connaissance… Eu… Comment t’appelles-tu au fait beau blond ?!

 

Kurama : (Gêné, et rougissant légèrement) Ku… Kura… (Il n’eu pas le temps de finir sa phrase que Ryô lui tapota sur l’épaule le faisant sursauter).

 

Ryô : Sympa de nous avoir abandonné. T’avais pourtant promis que tu nous rejoindrais.

 

Kurama : Désolé, mais comme tu peux le voir, je suis occupé, je n’ai plus pensé à vous rejoindre.

 

Ryô : Allé t’inquiète, ce n’est pas dramatique. Enfin maintenant qu’on est là tu vas pouvoir nous faire les présentations ! (Il ne lui laissa pas le temps de répondre) Quoi que non, laisse tomber, je préfère le faire moi-même ! Alors, bonsoir mes demoiselles, moi c’est Ryô et voici Shiaki, nous sommes les meilleurs amis de Kurama !

 

Julia : Ravi de faire votre connaissance ! Moi c’est Julia et voici Crystal. Nous sommes toutes deux les meilleures amies de Hiei !

 

Shiaki : On peut vous offrir un verre ? (Dit-il en regardant Crystal)

 

Crystal : (Cette dernière ne le quitte pas des yeux et lui répond) Avec plaisir ! Hiei, çà ne t’embête pas si on te tient compagnie un peu ?

 

Hiei : En fait j’aurais préféré que… Hmm ? Kurama… (Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Kurama se lève)

 

Kurama : Excusez-moi, mais je crois que je vais rentrer ! A plus les amis ! Au revoir Hiei, à très bientôt j’espère ! (Puis il sortit)

 

Hiei le regarda partir tristement, ne sachant pas s’il devait le suivre ou non. Il ne connaissait même pas son adresse, ou au moins son numéro de portable pour le joindre et continuer leur conversation. Il soupira alors doucement. Crystal voyant qu’il ne bougeait pas plus que çà, lui donna un coup de coude pour le faire réagir.

 

Crystal : Tu vas rester planté là encore longtemps à brasser de l’air ! Tu ferais mieux de lui courir après si tu n’as pas envie que celui-là te glisse entre les doigts

 

Hiei la regarda, lui sourit, se leva et sortit de la boîte. Devant la porte, il regarda d’abord à gauche, quand soudain il entendit un bruit qui venait de sa droite. Il se tourna et vit Kurama se faire agresser par quelques types malfamé qui semblaient en avoir après son argent. Il commença à avancer dans leur direction, puis soudain se précipita en les voyant se jeter sur lui et commencer à le frapper, le jeune blondinet tombant à terre et se recroquevillant, pensant faire quelque peu barrière et éviter de se prendre des coups dans le ventre. Il ne remarqua pas que Hiei s’était placé devant lui et avait stoppé les assaillants.

 

Hiei : Je vous conseille de le laisser tranquille, ou vous en subirez les conséquences !

 

1er Agresseur : Qu’est-ce que tu veux minus, tu ne fais pas le poids ! Si tu veux qu’on laisse ton copain tranquille, files-nous ton blé !

 

Hiei : Si s’est tout ce que vous voulez alors tenez prenez le et tirez-vous vite fait ! (Dit-il en leur jetant son portefeuille) Vous avez l’argent alors dégagez maintenant !

 

2e Agresseur : Tu rigoles ou quoi, on veut aussi le sien !

 

Kurama : (Qui n’est pas prêt à céder leur répond difficilement) Vous pouvez toujours courir !

 

Hiei : (Tentant de le convaincre) Kurama, je vous en prie, ne soyez pas si bête, ces hommes ne rigolent pas, alors donnez leur ce qu’ils demandent !

 

Kurama : Hors de question. J’ai du travailler dur pour gagner cet argent, ils n’ont qu’à en faire autant. Je ne leur cèderais pas mon argent.

 

3e Agresseur : Soit pas idiot blondi, tu ferais mieux d’écouter sur ton petit copain et nous donner ta tune, sinon tu peux dire adieu à la vie mon pote !

 

Hiei : Vous n’oseriez pas faire çà tout de même, tuer quelqu’un pour quelques ridicules petits billets, c’est de la folie, et de toute façon je ne vous laisserai pas faire !

 

4e Agresseur : Et que vas-tu faire pour nous en empêcher hein ? Seul et face à nous quatre tu ne fais pas le poids, on va te déquiller et vite fait !

 

Hiei : Tu crois me faire peur parce que vous êtes en surnombre ? Approchez et vous verrez de quoi je suis capable ! Alors venez je vous attends ! Et bien quoi vous auriez peur de moi ou quoi ? !

 

Kurama : (Se relevant doucement) Hiei arrêtez de les provoquer, je ne veux pas qu’il vous arrive quelque chose à cause de moi ! Si c’est mon argent que vous voulez alors tenez, le voilà !

 

Il sortit son portefeuille de l’intérieur de son manteau, ne remarquant pas qu’un homme sortait de l’ombre, couteau en main et s’avançait vers lui. Il lança son portefeuille au quatre autres bandits, lorsqu’il entendit un froissement de papier sur lequel le cinquième brigand avait marché. (Début du ralentie) Kurama se tourna alors et vit la lame s’abattre sur lui. Il  n’eut pas le temps de réagir que la lame lui transperçait déjà le ventre. Il eut juste le temps de prononcer le nom de Hiei, qui lorsqu’il entendit son nouvel ami hurler, se retourna et le vit s’écrouler par terre. Il se précipita vers lui et se laissa tomber à genoux devant le corps de Kurama. (Fin du ralentie) Il le prit dans ses bras et l’inspecta, voyant les mains du jeune homme posé sur son ventre. Il les retira un moment et se mit à frissonner lorsqu’il vit le sang s’écoulé de la plaie, dessinant une tache carmine sur la chemise de ce dernier. Puis il posa ses propres mains sur la blessure.

 

Hiei : Oh mon Dieu ! Kurama tenez bon je vous en prie !

 

Kurama : Hiei ! J’ai mal… Arg ! J’ai si mal !

 

Hiei : Ne vous en faites pas je vais m’occuper de vous ! (Il le prit dans ses bras pour le porter jusque dans la discothèque, mais avant il regarde encore une dernière fois les agresseurs) Vous regretterez votre geste, je vous le garantie ! Maintenant ôtez-vous de mon chemin !

 

Les cinq hommes le laissèrent passer, maintenant qu’ils avaient ce qu’ils voulaient. Hiei marcha à grand pas vers le club, il y entra avec fracas. La musique s’arrêtant soudainement et toutes les personnes présentes se tournant dans sa direction en chuchotant. Hiei s’adressa au barman tout en conduisant Kurama vers l’un des genres de divan derrière une des tables.

 

Hiei : James ! Appelez une ambulance et faite vite je vous prie ! Et auriez-vous également une serviette ou quelque chose que je puisse poser sur sa blessure et tenter de stopper l’hémorragie ?

 

Le barman : Oui bien sûr monsieur Takenado, je vous apporte çà tout de suite !

 

Hiei : Merci bien ! Ne vous inquiétez pas Kurama, tout se passera bien !

 

Le barman revint avec un torchon propre qu’il tendit à Hiei, qui en attendant avait déboutonné la chemise de Kurama et avais fait pression de ses mains sur la plaie. Et en même temps qu’il apposa la serviette sur la blessure, continuant de faire pression dessus, Shiaki, Ryô, Crystal et Julia se dirigèrent vers eux  pour voir de plus près ce qu’il se passait, se faufilant à travers la foule pour réussir à passer. Et lorsqu’ils virent leur ami allongé sur le divan, une serviette de sang sous les mains de Hiei, ils frissonnèrent et ne purent que s’inquiéter pour leur ami.

 

Shiaki : Oh mon dieu ! Kurama ! Mais que s’est-il passé ?

 

Hiei : Quatre types l’ont agressé et le cinquième qui s’était planqué la poignardé, tout çà parce qu’il ne voulait pas leur donner son portefeuille ! Mais ils vont regretter leur gestes je vous le promets et ils n’embêteront plus jamais personne !

 

Le barman : L’ambulance arrive monsieur !

 

Hiei : Merci James ! Vous avez entendu Kurama, l’ambulance arrive, vous allez vous en sortir !

 

Au bout de deux ou trois minutes, l’ambulance arriva. Les infirmiers entrèrent avec hâte dans le club munis d’une civière et de tout le matériel nécessaire. Ils conduisirent très vite en direction de l’hôpital, Hiei étant monté avec Kurama à l’arrière, leurs amis les suivants avec le véhicule de Ryô. Dès leur arrivée, les médecins prirent tout de suite Kurama en charge. Et pendant toute la durée de l’opération qui dura une bonne heure au moins, Hiei des plus inquiets, était assis sur une chaise de la salle d’attente, entouré de ses deux amies qui le soutinrent et le réconfortèrent comme elles purent.

 

Hiei : (Soutenant sa tête de ses mains et se faisant des reproches) Tout ceci est de ma faute…

 

Julia : Mais qu’est-ce que tu racontes, tu n’es pas responsable de cet incident.

 

Hiei : Si je le suis. S’il n’avait pas fait ma connaissance, il ne serait certainement pas partit plus tôt et ne se serait pas fait agresser à la sortie.

 

Crystal : Hiei, cesse de dire des bêtises tu veux. Ce n’est aucunement ta faute, alors calme-toi maintenant !

 

Ryô : Vos amies ont raison, vous n’êtes pas responsable. Et heureusement que vous étiez là, sinon Kurama serait peut-être mort à l’heure qu’il est si vous n’aviez pas été présent pour le sauver. Votre rencontre n’y est pour rien du tout.

 

Shiaki : Ryô a raison. Si vous n’aviez pas été là, il ne serait certes plus de ce monde. Ca aurait pu lui arriver même sans vous avoir rencontré. Alors cessez donc de vous faire des reproches, sinon j’en connais un qui culpabilisera que vous culpabilisiez pour ce qu’il lui est arrivé. Alors remettez-vous de tout çà, tout ira bien maintenant.

 

Hiei : Je l’espère… Oui je l’espère…

 

Au même moment, un médecin s’approcha d’eux.

 

Médecin : Excusez-moi. Est-ce bien vous qui avez accompagné Monsieur Tsûkedo ?

 

Tous se retournèrent en même temps vers lui, Hiei commençant à trembler et ne pouvant faire sortir aucun mot de sa bouche. Ryô prit donc la parole en voyant le jeune homme quelque peu sous le choc.

 

Ryô : Ouis c’est bien nous. Comment va-t-il docteur ?

 

Médecin : Rassurez-vous, il se porte bien. L’opération c’est très bien déroulé et il est hors de danger. Il lui faudra juste beaucoup de repos et quelques soins. Pour cela nous allons le garder quelques temps ici pour être sûr que sa blessure cicatrise bien.

 

Ryô : C’est une très bonne nouvelle çà. Et pouvons-nous le voir ?

 

Médecin : Je suis désolé. Il est en salle de réveil pour le moment. Mais dès que nous l’aurons placé dans une autre chambre nous vous préviendrons.

 

Ryô : Okay Merci docteur.

 

 

Médecin : Je vous en prie. Une chose est sûr, heureusement que vous aviez vite avertit les secours. Vu la profondeur de la blessure et le sang qu’il a perdu, si vous étiez arrivé plus tard, il n’y aurait certainement pas survécu. Il avait vraiment un sacré ange gardien. (Souriant) Veuillez m’excuser, mais je dois vous laisser, il me reste encore quelques patients à voir.

 

Shiaki : Merci à vous docteur.

 

Ce dernier les salua et s’en alla. Ryô et Shiaki s’assirent sur les chaises à côté de Crystal. Ryô prenant alors la parole.

 

Ryô : Dieu merci il s’en sort bien. Ah quelle soirée je vous jure !

 

Shiaki : Tu l’as dit. Je suis complètement épuisé. Je ne suis pas certain de tenir jusqu’à son réveil !

 

Ryô : Ouais, moi non plus. Peut-être qu’on ferait mieux de rentrer, de toute façon on fera pas grand chose en restant ici.

 

Shiaki : Tout a fait. Bon et bien si on y allait. Nous reviendrons demain. Tous les trois vous devriez rentrer aussi, la soirée a été quelque peu mouvementée.

 

Hiei : Il a raison, vous devriez rentrer les filles, vous avez besoin de repos.

 

Crystal : Toi aussi tu dois dormir un peu. De nous tous tu as certainement plus besoin de sommeil que nous tous réuni.

 

Hiei : Non çà va je t’assure. Vous pouvez y aller, moi je vais attendre encore un peu. De toute manière je sais bien que je n’arriverais pas à dormir, alors autant rester ici.

 

Julia : Tu es sûr que çà ira ? On peut rester avec toi si tu veux ? !

 

Hiei : Non merci, vous êtes gentilles, mais vous pouvez me laisser, je tiendrais le coup. Rentrez chez vous à présent, je vous tiendrai au courant.

 

Crystal : Très bien mon cœur on te laisse. Prends soin de toi et appelle si tu as besoin de quoi que ce soit.

 

            Il leur sourit après que ces dernières l’eurent embrassées en même temps sur la joue. Puis elles sortirent du bâtiment, accompagné de Shiaki qui après avoir prit congé auprès de leur nouvel ami, emboîta le pas aux jeunes demoiselles et les suivit. Ryô lui restait encore quelque instant près de Hiei qui semblait se faire toujours autant de reproche pour ce qu’il c’était passé. Ryô s’assit un instant à ses côtés, et posa sa main sur son épaule, obtenant un regard triste et coupable du jeune homme. Il lui sourit et tenta une fois de plus de le rassurer et le réconforter.

 

Ryô : Cessez donc de vous rendre malade, vous n’y êtes pour rien du tout dans ce qui lui est arrivé. Comme nous vous l’avons dit précédemment, si vous n’aviez pas été là, Kurama ne serait plus de ce monde. Vous êtes un héro Hiei, vous lui avez sauvé la vie. Et Shiaki et moi vous en sommes très reconnaissant. Alors cessez de faire une tête pareille, vous allez briser le cœur de notre cher petit blondinet s’il vous voit avec un visage aussi triste. Alors vous allez me faire le plaisir de me faire un joli petit sourire.

 

Hiei : Je suis navré, mais je n’ai pas vraiment le cœur à sourire, je suis désolé.

 

Ryô : Je vous comprends. Mais promettez-moi que vous ferez un effort lorsque vous le verrez. Je suis certain que çà va le booster pour guérir plus vite.

 

Hiei : Je ne vois pas en quoi ma présence serait un plus dans sa guérison.

 

Ryô : (Souriant) Croyez-moi, je sais de quoi je parle. Vous ne savez pas à quel point votre charme peut faire des miracles. Ca faisait vraiment longtemps que nous n’avions pas vu notre petit Kurama aussi souriant, et c’est à vous que nous devons cela. Une fois de plus merci, merci beaucoup pour lui avoir rendu le sourire.

 

            Hiei ne répondit pas, mais en repensant au visage souriant de Kurama, il ne put s’empêcher de sourire à son tour, et ce au plus grand bonheur de Ryô qui sourit de plus belle.

 

Ryô : Et bah voilà, c’est mieux comme çà ! (Se levant) Je vais vous laisser à présent. Voici mes coordonnées pour me tenir au courant des conditions de Kurama.

 

Hiei : (Se saisissant de la carte) Merci bien, je ne manquerais pas de vous appeler pour vous tenir au courant.

 

Ryô : (Souriant) Merci beaucoup. Bon sur ce, j’y vais. Allé bye !

 

            Puis il partit en courant de l’hôpital, se faisant en chemin enguirlandé par une infirmière. Hiei quant à lui, se redressa quelque peu et laissa tomber sa tête en arrière, la posant contre le mur et regardant le plafond. Les minutes s’écoulaient trop doucement pour lui, semblant ne jamais vouloir passer. Il ferma les yeux, s’assoupissant un moment, et ne remarquant même pas qu’au bout d’une heure le médecin de tout à l’heure l’avait rejoint, le regardant en souriant. Ce dernier le secoua doucement pour le réveiller. Hiei le regard encore un peu embrumé, le regardait un tantinet confus. Puis lorsqu’il vit enfin le médecin, il ne put s’empêcher de se lever en sursaut, craignant que la santé de son nouvel ami ne se soit aggravée. Ce que le médecin compris en voyant le regard du jeune homme qu’il rassura immédiatement.

 

Médecin : Ne vous inquiétez pas Monsieur, votre ami se porte bien. D’ailleurs nous l’avons placé en chambre. Normalement les heures de visites sont terminées, néanmoins je vais faire une exception pour aujourd’hui. Je vous accorde quelques minutes avec lui, néanmoins s’il est trop épuisé, je vous prierais de ne pas trop forcé et de le laisser se reposer.

 

Hiei : Ne vous inquiétez pas docteur, je n’ai pas l’intention de le fatiguer, je tiens juste à le voir un instant, même s’il est endormit ce n’est pas grave.

 

Médecin : Très bien. Alors suivez-moi, je vais vous y conduire, une infirmière viendra vous signaler le moment de partir.

 

            Hiei acquiesça et suivit le médecin jusqu’au second étage jusqu’à la chambre 2113, s’arrêtant devant la porte un instant pour regarder au travers de la petite lucarne.

 

Médecin : Bon je vous laisse ici, je pense que nous nous reverrons à votre prochaine visite.

 

Hiei : Je vous remercie docteur.

 

Médecin : (Souriant) Au revoir Monsieur.

 

Hiei : Au revoir docteur.


            Puis ce dernier fit demi-tour et s’en alla. Hiei regarda un petit instant encore à travers la lucarne, avant de se décider à enfin pénétrer la chambre du malade. Il se rendit au fond de la pièce, s’approchant toujours plus du lit du jeune homme. Il prit la chaise placé près de la fenêtre et la positionna à côté du lit et s’y assit, restant simplement là sans mot dire, à regarder le jeune homme. Il baissa alors la tête et ne put empêcher une larme de culpabilité de rouler sur sa joue. C’est à ce moment même que Kurama décida d’ouvrir les yeux. Après avoir régler sa vue correctement, en apercevant la larme s’échapper des yeux de Hiei, il ne comprit pas tout de suite ce qu’il ce passait. Il murmura alors quelques mots avec une voix encore légèrement endormit, attirant ainsi l’attention de son vis-à-vis.

 

Kurama : Hé ! Hiei… Que… Que ce passe-t-il… Pourquoi… Ces larmes ?

 

Hiei : (Relevant la tête et essuyant rapidement ses yeux) Vous êtes enfin réveillez. Comment vous sentez-vous ?

 

Kurama : Bien merci. Mais vous ne répondez pas à ma question. Pourquoi pleuriez-vous quand j’ai ouvert les yeux ?

 

Hiei : (Baissant la tête) Parce que ce qui vous arrive est de ma faute.

 

Kurama : Mais que dites-vous là, c’est n’importe quoi. Je ne vois vraiment pas en quoi vous êtes fautif quant à ma situation.

 

Hiei : Si l’on ne s’était pas rencontré, vous n’auriez certainement pas quitté la boîte si tôt, et tout cela ne vous serait pas arrivé.

 

Kurama : Cessez donc de dire des idioties. Vous n’y êtes absolument pour rien. Et pour ma part, votre rencontre est en réalité une bénédiction. Cet incident aurait très bien put m’arriver même si je ne vous avais pas rencontré. L’histoire ce serait peut-être même mal terminé. Si vous n’aviez pas été là, nous ne serions pas en mesure d’avoir cette conversation. Alors cessez de culpabiliser pour rien je vous prie. Vous êtes innocent et mon sauveur, et je remercie Dieu de vous avoir mit sur ma route.

 

Hiei : Je vous remercie pour ces paroles rassurantes. J’avais si peur que vous maudissiez notre rencontre à cause de ce qui c’est passé. Je suis heureux d’apprendre que vous ne m’en teniez pas rigueur.

 

Kurama : (Souriant) C’est à moi de vous remercier de m’avoir suivit et d’avoir ainsi put sauver ma vie. Je vous en serais éternellement… Re… Connaissant… (Baillant) Pardonnez-moi… Je me sens un peu patraque…

 

Hiei : Je vais vous laissez vous reposer alors, vous avez des forces à reprendre. Je viendrais vous rendre visite assez souvent le temps de votre convalescence.

 

Kurama : Merci, c’est très gentil de votre part. Je pense que… Je vais faire… Un somme… Je n’arrive d’ailleurs plus… A garder les yeux… Ouvert………………………………………………………

 

Et sur ces derniers mots, il sombra dans le sommeil, s’étendant chaleureusement dans les bras de Morphée.

 

Hiei : (Souriant) Dormez bien Kurama. A très bientôt.

 

            Il se leva et l’embrassa sur le front, extirpant un soupir d’aise du jeune homme. Puis il sortit de la chambre, et se retrouva nez à nez avec l’infirmière venant le prévenir que le délai était écoulé. Mais voyant le jeune homme, elle comprit que le malade avait sans doute du s’endormir, ce que Hiei lui confirma sur un sourire. Il prit par la suite congé de la jeune femme et quitta l’hôpital pour rentrer chez lui se coucher et se reposer au mieux, afin d’être en forme pour sa nouvelle journée qui n’allait pas tarder à commencer. La fatigue étant plus forte que lui, il oublia complètement de joindre Ryô pour lui dire que son ami allait pour le mieux. Ce qu’il fit donc le lendemain après une bonne nuit de sommeil. Par la suite, il continua à rendre visite à Kurama aussi souvent qu’il le put, espaçant ses heures de travail et ses visites, parvenant à les consolider au mieux. Il s’écoula à peu près deux semaines maximum avant que Kurama ne soit déchargé du bâtiment hospitalier et pouvant à présent enfin rentrez chez lui. Ce fut Hiei qui vint le chercher pour le raccompagner chez lui, Ryô, Shiaki Crystal et Julia les attendant là-bas et lui ayant préparé une petite fête de retour, dans laquelle tous s’amusèrent énormément, sans pour autant forcé, le médecin ayant ordonné à Kurama de ne pas faire trop d’efforts pour le moment. Il fallut tout un bon mois au jeune homme pour se remettre complètement de toute cette histoire. Après cela, Hiei et lui continuèrent de se voir, tantôt en groupe avec leurs amis respectifs, et tantôt en tête à tête, se rapprochant toujours plus l’un de l’autre, pour enfin finir définitivement ensemble et entamer  une relation, qui semblait pour le moment fonctionner merveilleusement.

 

*********************************Flash-back’s End********************************

 

KURAMA : (Toujours en pensée) Jamais je ne pourrais oublier cette partie de ma vie, c’est à ce moment là que j’ai vraiment commencé à vivre, et ce, grâce à toi. Non je ne pourrais jamais oublier notre rencontre, ma cicatrice étant là pour me la rappeler. Pour d’autre personne çà leur rappellerait de mauvais souvenir, mais pas moi, c’est l’un de mes plus beau aussi étrange que çà puisse paraître aux autres. Mais je m’en fiche, je suis heureux et c’est le principale……  Hmm ? (Il s’arrêta de penser en voyant Hiei qui remuait, il lui caressa les cheveux)  Hiei tu es réveillé ?

 

HIEI : (Se retourne et se colle contre Kurama) Hmm… On dirait bien que oui. Bonjour mon ange. Alors bien dormit ?

 

KURAMA : Oui très bien merci ! Et toi ?

 

HIEI : Quand je te sais à mes côtés, je dors toujours bien ! (Puis il lève la tête laissant apparaître deux joyaux bleus doré. Puis il esquissa un sourire en voyant le doux visage de son bien aimé) Comme s’est bon de se réveiller et de pouvoir contempler un si charmant visage !

 

KURAMA : Je suis de ton avis mon cœur. Tu es un vrai rayon de soleil dont je ne pourrais plus me passer dorénavant !

 

HIEI : (Resserrant un peu plus son étreinte) Je t’aime Kurama ! A un point que même les dieux ne sauraient imaginer ! Je suis si heureux auprès de toi, et j’espère que tu ne te lasseras jamais de moi !

 

KURAMA : Je t’aime trop pour pouvoir me lasser de toi, et rien ni personne ne nous séparera. Nous resterons unis jusque dans la mort, et même au-delà ! Nous sommes inséparable et ce pour l’éternité. Nos cœurs, nos âmes et nos corps se complètent, ne formant qu’un, aujourd’hui, demain, et à jamais.

 

HIEI : (Souriant) Quel merveilleux poète tu fais. Embrasse-moi !

 

Kurama lui sourit et approcha son visage de celui de Hiei. Leurs lèvres se rapprochent de plus en plus l’unes de l’autres, faisant frémir le corps de Hiei impatient de rencontrer les lèvres de son amant. L’approche devient davantage intense, toujours plus proche, pour enfin se rencontrer au bonheur de Hiei, qui fond littéralement sous leurs douceurs. Et s’enchaîne alors une valse effrénée dans la bouche satine des deux jeunes hommes, leurs langues se rencontrant, se caressant, s’entrelaçant, se séparant pour se retrouver et entamer une nouvelle ronde, faisant lentement monter le désir en eux. Kurama caressa avec douceur le dos de Hiei en ondulant du bout des doigts, ce qui faisait trembloter le corps de l’homme qu’il aime. Il décolla délicatement ses lèvres de ceux de son partenaire pour continuer à l’embrasser dans le cou, faisant lentement grimper l’excitation chez Hiei. Kurama continua sa course et descendit toujours plus bas, embrassant et caressant le torse de son aimé. Il remonte à nouveau à ses lèvres pour l’embrasser, tout en caressant le torse de son ami et lui titillant les tétons du bout des doigts, puis se mit à les mordiller après s’être une fois de plus séparé de ses lèvres. Il les caresse du bout de sa langue chaude, faisant frémir davantage le corps de son amant sous la chaleur, descendant le long de son torse laissant une traîné luisante de salive. Sa descente prenait toujours plus d’ampleurs, jusqu’à atteindre le sexe de son amant dont le corps s’était déjà réchauffé de plaisir. Kurama le recouvrit lentement de baisers, puis continua en le caressant du bout de la langue, jouant de celle-ci sur le sommet de l’organe puissant, faisant frémir tout le corps de son partenaire. Il continua ses léchouilles sur la tige, pour retourner et suçoter le bout, et enfin  saisir la verge à pleine bouche, y entamant des mouvements lents de va-et-vient, tout en caressant de ses mains le torse de Hiei et lui titillant les tétons. Ses mouvements s’accélérèrent toujours davantage, excitant de plus en plus son amant qui gémissait de plaisir  atteignant lentement son paroxysme. Et plus Kurama accélérait, plus Hiei était excité, pour enfin se libérer dans la bouche de son amant qui le but, avalant chaque goutte offerte de cet élixir divin. Il libéra de sa bouche le sexe gonflé, dur et chaud de son partenaire, remonta jusqu’à ses lèvres pour l’embrasser tout en caressant son torse avec ses mains. Hiei pivota sur le côté de tel façon à ne plus être sous Kurama, mais sur lui tout en continuant à l’embrasser. Ce dernier enroula ses jambes autour de la taille de son aimé qui au même moment releva la tête et le regarda dans les yeux avec une extrême douceur, ses yeux scintillant de mille feux, et brisa le silence qui s’était installer durant ces quelques minutes.

 

HIEI : (Passant sa main dans les cheveux de Kurama) Je t’aime tellement Kurama !

 

KURAMA : Vraiment ?

 

HIEI : Oh que oui, et bien plus que tu ne peux l’imaginer. Et si tu en doutes, et bien je vais te le prouver dès l’instant.

 

                Kurama lui sourit et l’embrassa. Hiei quitta avec peine les lèvres de son amant, puis l’embrassa dans le cou, descendant jusqu’à son torse, lui léchant et mordillant les tétons le faisant gémir de plaisir. Et ainsi que l’avait fais son partenaire auparavant, il descendit plus bas jusqu’à atteindre son sexe qu’il caressa d’abords du bout de la langue pour enfin l’engloutir complètement dans sa bouche et entamer des mouvements de va-et-vient, et cela au plus grand bonheur de Kurama qui gémissait de plaisir, serrant les draps entre ses poings. Il se cambra et se libéra dans la bouche de son partenaire qui tout comme lui avant avala ses semences, douce potion aphrodisiaque. Il libéra le sexe de son amant et remonta à sa bouche pour l’embrasser, le pénétrant lentement du même coup et ce à la grande surprise de Kurama qui se voûta sous la douleur, qui après quelques minutes d’accoutumance se transforma vite en plaisir, en sentant ce corps si bien connu en lui, ce membre puissant allant et venant somptueusement. Hiei allait et venait tout d’abords lentement, accélérant petit à petit la cadence de cette danse interne qu’il effectuait. Kurama gémissait délicatement, ses gémissements se faisant toujours plus prononcés, griffant quelque peu le dos de Hiei sous la légère douleur émit par les fortes pénétrations, changeant chaque petite souffrance en un plaisir intense, portant son corps toujours plus à ébullition. Les minutes s’écoulaient sans pour autant que la danse ne se termine. Les deux amants en sueur étaient en pleine extase, le plaisir ayant redoublée d’intensité. Et en une divine explosion, ils gémissent bruyamment en duo, l’un se libérant en son partenaire et l’autre sur les draps satinés à présent maculés de son élixir d’amour. Kurama se laissa tomber accompagné dans sa course par Hiei qui s’allongea sur lui haletant restant encore quelque instant en son partenaire, tous deux épuisé par leur danse rythmique. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes pour récupérer. Hiei se retira de la grotte humide de son aimé, se redressa lentement et embrassa le dos de Kurama, s’allongeant délicatement à ses côtés, se collant à lui et le serrant dans ses bras. Puis il brisa le silence qui s’était installé.

 

HIEI : C’était vraiment divin…

 

KURAMA : Hmm ! Et comment…

 

HIEI : Et que dirais-tu à présent d’une bonne douche ?

 

KURAMA : (Souriant) J’en dis que c’est une très bonne idée. Vas-y déjà, je te rejoins très vite, juste le temps de récupérer encore un petit peu et réussir à me lever. (Pensif : Et là c’est moi qui mènerait la danse)

 

HIEI : D’accord, mais ne traîne pas trop ! (Sur ces derniers mots, il se dirigea vers la salle de bain et rentra dans la douche. Il ouvrit l’eau chaude et lâcha un cri) Ahhh !!

 

KURAMA : Que ce passe-t-il Hiei ? (Il se leva et se dirigea vers la salle de bain sans faire de bruit)

 

HIEI : Ce n’est rien ! L’eau a mis du temps avant de chauffer et j’ai eu droit à un jet d’eau glacée ! Mais çà va maintenant, l’eau est à bonne température je n’attends plus que toi ! (Dit-il sans avoir remarqué que Kurama l’avait rejoint ; Ce dernier lui caressa le dos lentement, ce qui le fit frémir et sursauter en même temps) Kurama ? ! Tu m’as fait peur ! Ca te prend souvent d’entrer quelque part comme un voleur ?

 

KURAMA : (Souriant) Non ! Je voulais juste ajouter l’effet de surprise, parce que c’est à mon tour à présent de te faire danser !

 

HIEI : (Surprit par ce que venait de dire Kurama) Kurama ? Qu’entends-tu par… Ahhh ! (Il n’eût pas le temps de terminer sa phrase que Kurama le pénétra.) Tu… Aurais… Pu… Prévenir !

 

KURAMA : Si je te l’avais dis, çà n’aurait plus été une surprise ! Puis toi non plus tu ne m’avais pas prévenu, subis-en les conséquences. Mais trêve de bavardage ! C’est l’heure de valser à présent et de savourer pleinement ce petit ballet aquatique…

 

              Hiei sourit, s’abaissant quelque peu pour une meilleure pénétration, ses mains venant s’écraser contre le mur de carrelage blanc, lorsque Kurama débuta ses va-et-vient en lui. La douleur se mêla au plaisir brûlant qui grandissait en lui. Kurama, tout en allant et venant en lui, prit le sexe de son amant d’une main, le masturbant délicatement, sa cadence se faisant tantôt lente, tantôt rapide, se mariant à la cadence de ses coups de reins et faisant redoubler le plaisir chez Hiei qui gémissait de plus belle. Leur danse continua pendant plusieurs minutes ou les gémissements de plaisir se faisaient entendre recouvrant le bruit de l’eau  accompagnant les deux amants, ruisselant sur leurs peaux et s’écrasant laissant entendre un son presque rythmique et battant la mesure, tel un orchestre de fond les accompagnant en jouant une douce symphonie. Puis la danse prit fin dans leur prodigieuse libération, et nos deux amis s’enlacèrent et s’embrassèrent, l’eau dégoulinant sur leurs corps et emmenant avec elle le doux élixir de Hiei qui recouvrait son membre ainsi que les parois de la douche sur lesquelles il fut éjecté. Ils finir tous deux de se doucher, se vêtir et finir leur journée avec leurs amis, se rassemblant en trois couples bien distinctes, Shiaki avec Crystal et Ryô avec Julia, tous ravis de se retrouver et voir l’un et l’autre heureux ensemble. Et telles des voix lointaines, on  entendit les deux jeunes hommes se murmurer l’un à l’autre leur amour !

 

Kurama : Je t’aime Hiei et je t’aimerais toujours !

 

Hiei : Moi aussi je t’aime. Aujourd’hui, demain, et ce jusqu’à mon dernier souffle !

 

Kurama : Nous, nous aimerons par delà la mort ! Je t’aime Hiei…

 

Hiei : Je t’aime Kurama…

 

Leurs yeux brillaient à chaque fois qu’ils se regardaient. Puis ils s’embrassèrent langoureusement sous le regard ravis et le visage souriant de leurs amis. Les années s’écoulèrent et les âges avec eux. Shiaki et Crystal s’étant marié et ayant de leur amour donné naissance à une merveilleuse petite fille prénommé Aurore, Ryô et Julia ayant eux conçu un petit garçon Aron et une fille Keyko. Quant à Hiei et Kurama, ils vécurent heureux avec les quelques difficultés que connaissent tous couples, mais finissant toujours bien. Revoyant à l’occasion leur très chers amis, partageant avec eux leur bonheur familiale étant chacun d’eux le parrain chez un des couples, les gardant toujours tous unis dans la joie et la peine, jusqu’au jour de leur mort, ainsi soit-il………… 

 

 

 

 

 

 

 

END

Par Ameris - Publié dans : My First And Only Great Love (complète)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog sexy sur Erog la plateforme des blogs sexe - Contact - C.G.U. - Signaler un abus